Arsenal champion de Premier League pour la première fois depuis 22 ans
L’équipe de Mikel Arteta met fin à la plus longue attente de l’ère moderne d’Arsenal : trois places de dauphin enfin derrière eux, une finale de Ligue des champions devant eux.
Résumé
- Arsenal est sacré champion de Premier League 2025-26 après le nul 1-1 de Manchester City à Bournemouth, un résultat qui a entériné le titre à une journée de la fin.
- C’est le premier titre de champion d’Angleterre d’Arsenal depuis celui des Invincibles en 2003-04, qui met fin à 22 années d’attente et fait de Mikel Arteta le premier entraîneur à décrocher le championnat avec Arsenal depuis plus de deux décennies.
- Les Gunners se rendront maintenant à Budapest le 30 mai pour affronter le PSG en finale de Ligue des champions, avec l’opportunité de parachever l’une des plus grandes saisons des 140 ans d’histoire du club.
Arsenal est votre champion de Premier League 2025-26. Après 22 ans, trois deuxièmes places consécutives et plus de désillusions cruelles qu’aucun public ne devrait avoir à supporter, l’équipe de Mikel Arteta a été officiellement sacrée championne 2025-26 à la suite du 1-1 de Manchester City à Bournemouth mardi soir. L’attente est terminée.
La façon dont ce sacre a été confirmé colle parfaitement à la saison : ni nette, ni sereine, mais au final sans la moindre ambiguïté. Arsenal a battu Burnley 1-0 lundi pour grimper à 82 points et compter cinq longueurs d’avance en tête, obligeant City à s’imposer à Bournemouth pour maintenir le suspense jusqu’à la dernière journée. Quand le coup de sifflet final a retenti sur la côte sud, le groupe d’Arsenal, réuni devant le match à London Colney, a eu sa réponse. Le 14e titre de champion d’Angleterre de l’histoire du club est pour eux, et personne ne pourra le leur enlever.
Pour mesurer ce que représente ce titre, il faut porter le poids de tout ce qui l’a précédé. Trois saisons consécutives à la deuxième place, chacune renforçant l’idée qu’Arsenal était tout proche mais pas encore prêt — avant que cette conviction ne se délite quelque part dans les dernières semaines. La saison 2023-24, quand City les a devancés de deux points, a été la plus dure à encaisser. La fin de l’exercice 2024-25, derrière Liverpool, a donné l’impression que le projet risquait de plafonner. Au lieu de cela, Arteta est retourné au travail. L’équipe qui a émergé cette saison est plus dure, plus structurée et plus impitoyable que toutes les versions précédentes : 25 victoires, 19 clean sheets et 35 buts sur coups de pied arrêtés toutes compétitions confondues, un total qu’aucun club des cinq grands championnats européens n’a égalé au cours des dix dernières saisons. David Raya décroche son troisième Golden Glove d’affilée. L’ossature de cette équipe est conçue pour durer.
Arsenal a occupé la tête du classement pendant 200 jours avant que City ne passe devant au nombre de buts marqués dans le dernier virage d’avril. Une défaite 2-1 à l’Etihad en avril a semblé faire basculer la dynamique. Puis Arsenal a enchaîné quatre victoires sans encaisser le moindre but, a repris la première place et ne l’a plus lâchée. Cette série, plus que n’importe quel résultat pris isolément, est la véritable signature du travail d’Arteta : une équipe qui répond à la pression en étant encore plus elle-même. Il a pris les rênes en décembre 2019, après avoir porté le maillot du club entre 2011 et 2016, et devient le premier ancien joueur de Premier League à remporter le titre comme entraîneur. La tonalité émotionnelle de la célébration de mardi soir à London Colney, joueurs et staff regardant un résultat à Bournemouth sceller leur saison, saisit quelque chose que l’ère des Invincibles, aussi brillante fût-elle, ne pouvait pas offrir : le soulagement très particulier d’une génération qui a dû attendre.
Ce qui arrive ensuite est tout aussi remarquable. Arsenal se rendra à Budapest le 30 mai pour défier le tenant du titre, le PSG, en finale de Ligue des champions, avec l’ambition de décrocher la première Coupe d’Europe de ses 140 ans d’histoire. Le titre national a levé ce poids-là. Comme l’a résumé un commentateur dans la foulée de la confirmation de mardi, cela ressemble presque maintenant à un bonus grandeur nature.



















