Schiaparelli réveille le surréalisme avec sa collection SS26 « Anatomy of Desire »
Sous la direction de Daniel Roseberry, le corps humain se métamorphose en objets de haute couture aussi déroutants que désirables.
Résumé
- Schiaparelli a dévoilé sa collection prêt-à-porter printemps-été 2026, intitulée avec justesse « The Anatomy of Desire ».
- Sous la direction de la création de Daniel Roseberry, la collection puise abondamment dans les racines surréalistes des années 1930 de la Maison et dans les collaborations visionnaires de sa fondatrice, Elsa Schiaparelli, avec Salvador Dalí.
- Parmi les pièces phares : des silhouettes en cuir souple embossées de motifs de buste, des chokers de mains entrelacées dorés à l’or fin et des minaudières sculptées en forme de lèvres.
Dans l’univers Schiaparelli, le corps humain est bien plus qu’une simple toile : c’est un alphabet complexe au service de récits surréalistes et sculpturaux. Pour la collection prêt-à-porter printemps-été 2026 de la Maison, intitulée « The Anatomy of Desire », le directeur artistique Daniel Roseberry plonge au cœur de cet héritage. Ravivant l’esprit provocateur de la fondatrice Elsa Schiaparelli, cette nouvelle collection érige les détails anatomiques en objets d’art, assumés et résolument luxueux.
Cette fascination pour l’anatomie remonte directement à l’ère surréaliste et avant-gardiste de la Maison dans le Paris des années 1930. Profondément inspirée par le travail visionnaire de l’artiste Salvador Dalí, Elsa Schiaparelli a magistralement transformé yeux, lèvres, mains et oreilles en totems à porter. De l’iconique Skeleton Dress de 1938 aux accessoires trompe-l’œil ludiques, elle a fait du corps un puissant symbole de poésie, de jeu et de provocation.
Roseberry prolonge avec fluidité ce langage intime et graphique dans la saison printemps-été 2026. Les silhouettes se distinguent par des pièces fortes saisissantes, dont des robes et tops en cuir souple, finement embossés de motifs de buste directement tirés des vastes archives Schiaparelli.
Le dialogue anatomique se poursuit avec emphase à travers les accessoires de la collection. Des mains entrelacées se moulent en un spectaculaire choker doré à l’or fin, tandis que des lèvres sculptées, ponctuées de faux piercings bijoux, se muent en minaudières dorées. Des visages abstraits surgissent sur les pièces de maroquinerie iconiques de la Maison, habillant le sac Mini Face en cuir verni ainsi que les sacs Soufflé et Soufflé Baguette, dont les anses sont façonnées à partir de bijoux anatomiques émaillés.
En fusionnant avec aisance l’héritage des archives historiques et le luxe contemporain, Daniel Roseberry parvient une fois de plus à sublimer la silhouette humaine. La collection Schiaparelli SS26 « Anatomy of Desire » est d’ores et déjà disponible dans le salon phare de la Maison à Paris, ainsi que dans une sélection de points de vente à travers le monde, de New York à Hong Kong.



















