SOSHIOTSUKI dévoile ses collabs ASICS & PROLETA RE ART sur le défilé FW26 de Pitti Uomo
Quand le tailoring japonais contemporain s’invite à Florence pour un premier défilé très attendu.
Résumé
- SOSHIOTSUKI a fait ses débuts à Pitti Uomo, mêlant un tailoring d’inspiration européenne à des innovations structurelles pour insuffler du mouvement à travers des revers incurvés et des chemises coupées en biais.
- Portée par des collaborations avec ASICS et PROLETA RE ART, la collection mettait en scène une forme de « réimportation inversée » du savoir‑faire japonais au cœur de l’épicentre italien du tailoring.
Le 15 janvier, le jeune créateur japonais SOSHIOTSUKI a convoqué des collaborations inattendues pour ses débuts très attendus à Pitti Uomo. Au Refettorio di Santa Maria Novella, à Florence, les costumes impeccablement coupés d’Otsuki ont glissé le long d’un podium voûté, bordé de colonnes patinées par le temps.
Le créateur japonais signe ainsi un véritable retour aux sources, en ramenant son tailoring largement inspiré de l’Europe jusqu’à son épicentre italien. L’écho des maîtres du vestiaire masculin italien comme Giorgio Armani et Ermenegildo Zegna se lisait dans ses volumes affirmés et flatteurs, ainsi que dans une palette empruntée au sportswear classique.
L’exploration du tailoring occidental par SOSHIOTSUKI se concentre sur la manipulation de détails tels que revers et cols, minutieusement pensés pour se recourber subtilement. Ailleurs, les chemises Oxford étaient coupées dans le biais — une technique historiquement utilisée pour magnifier le tombé des robes. Le fil rouge de cette approche : créer une véritable sensation de mouvement.
Côté matières, les textures et les reliefs abondaient : tweeds variés, fines rayures, étoffes foulard satinées, superposés à des cardigans et velours côtelés. Fidèle à ses épaules acérées et à ses coupes amples, le créateur a poursuivi ses expérimentations textiles avec, entre autres, un pull oversize rouge en maille, un velours côtelé diagonal vert émeraude et un cuir couleur toffee au fini brillant.
Les fresques passées et les enduits patinés du lieu offraient un écrin idéal aux interventions fugaces mais percutantes de PROLETA RE ART. À l’image des murs environnants, les blazers et pantalons de cette collaboration inattendue semblaient marqués par des siècles d’usure et de détresse. Chaque pièce était ponctuée de surpiqûres sashiko japonaises traditionnelles — sans doute un hommage à leur culture commune.
Par ailleurs, une collaboration avec le label japonais ASICS était teasée via un hoodie de survêtement en velours bleu, associé au tailoring taupe signature de SOSHIOTSUKI. Parmi les autres partenaires japonais figuraient l’artiste Kota Okuda et le fabricant textile patrimonial Gunze. Selon la marque, chacune de ces interventions allait bien au‑delà de l’ornement, s’inscrivant comme une relecture de la « structure, de la fonction et de la physicalité ».
L’accueil enthousiaste réservé au créateur dans ce qu’il qualifie lui‑même de « foyer spirituel du tailoring » prend la forme d’une « réimportation inversée », autrement dit d’un échange culturel d’égal à égal. Poser son regard personnel sur la pratique internationale du tailoring n’a pas vocation à bousculer ou réinventer la tradition, mais bien à y apposer sa signature singulière, au fil de son évolution.
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