Glass Cypress trace les contours d’un « Quiet Frontier » pour l’AH26
Dans un monde où la mode fait du bruit, cette collection dessine un paysage apaisé de smocks, de textures froncées et de tensions fonctionnelles inspiré par Jackson Hole.
Résumé
- Glass Cypress a fait ses débuts à la Paris Fashion Week avec sa collection AH26 « Quiet Frontier ».
- Inspirée par les paysages de Jackson Hole, la collection mettait en avant des pièces qui se transforment au fil des usages, avec des coutures apparentes, des finitions irrégulières et des silhouettes allongées qui valorisent la patience et la durabilité.
Glass Cypress a présenté son tout premier défilé à la Paris Fashion Week, dévoilant sa collection automne-hiver 2026 intitulée « Quiet Frontier ». Présentée chez Ogata, la collection se posait comme une incarnation tangible des recherches fondamentales de la maison autour de la forme, de la répétition et d’une retenue soigneusement maîtrisée. Inspirée par un séjour à Jackson Hole en août 2025, elle s’imprégnait du rythme des grands espaces ouverts pour imaginer des vêtements comme des objets pensés pour évoluer avec l’usage, dévoilant peu à peu leur état ultime au fil du temps.
Un thème central de la collection résidait dans le concept de « co-création avec le temps », où celui-ci est envisagé comme un véritable collaborateur plutôt qu’une force extérieure. Des techniques de construction comme le smock, les fronces et les ponts de tissu étaient utilisées comme des systèmes fonctionnels pour introduire tension et relâchement structurels, plutôt que comme une simple ornementation.
Les fils étaient envisagés comme des éléments actifs, capables de retenir ou de se tendre avant de finalement céder, permettant aux pièces de se modifier subtilement au gré des mouvements du corps. Les matières étaient lavées et travaillées à répétition pour conserver la mémoire du geste et du passage du temps, tandis que les coutures apparentes, les tensions visibles et les finitions irrégulières revendiquaient une construction sincère. Les silhouettes ainsi obtenues épousaient le corps sans rigidité, avec des lignes allongées, volontairement légèrement inachevées, qui privilégient la patience à la précision clinique.
Plutôt qu’un spectacle, « Quiet Frontier » se voulait un commencement — un premier geste de défilé exprimant la conviction de Glass Cypress en une autorité discrète, la durabilité et la beauté évolutive des formes façonnées par le temps.


















