Rencontre avec SiR, le nouveau visage incontournable du RnB de Los Angeles

Le petit protégé de Kendrick Lamar se livre.

Musique 

Depuis son enfance à Inglewood, une petite ville à l’Ouest de Los Angeles en Californie, jusqu’à la sortie de son troisième album studio Chasing Summer en août dernier, son premier projet sous la houlette de RCA Records qu’il a rejoint à cette occasion, SiR en a fait du chemin. Salué par la critique et devenu le visage incontournable du RnB de L.A, ce petit protégé de Kendrick Lamar et du label Top Dawg Entertainment, Sir Darryl Farris de son vrai nom, a grandement contribué à faire revivre un art qui peinait à se renouveler ces dernières années. Savant mélange de soul music et de RnB à quoi il ajoute un brin de hip hop, sa musique parle souvent d’amour et de perpétuelle quête de liberté. Autrement dit en quête de son “été”.

Loin de vouloir à tout prix attirer la lumière sur lui, SiR se veut honnête à travers ses productions et ambitionne de délivrer son message de la manière la plus pertinente possible. Il faut dire qu’à 32 ans, il fait presque office de “vieux” dans une industrie musicale largement dominée par de très jeunes artistes. Lui n’est pas dans le paraître, il ne cherche pas à sublimer sa vie. Non, sa musique parle de choses qu’il a lui-même expérimentées auparavant. Désormais bien installé dans le game après “avoir planté des petites graines aux bons endroits”, il se dit prêt à plonger au contact de ses fans à qui il dédie toute son énergie. “L’heure est venue“, nous confie-t-il, non sans excitation.

En personne, SiR s’avère être à l’image de sa musique : spontané, souriant et diablement sincère. Pour HYPEBEAST FRANCE, le Californien a accepté de se prêter au jeu des questions/réponses. Son voyage dans l’industrie, sa musique, sa quête de son été et ses projets : entre deux showcases et avant de reprendre sa tournée promotionnelle en Europe, c’est avec sa good vibe californienne caractéristique que l’artiste nous a reçu à Paris qu’il découvrait pour la première fois. Rencontre.

HYPEBEAST FRANCE : Que fais-tu à Paris ?

SiR : On arrive tout juste de Londres où on a donné un showcase. C’est ma première fois ici, à Paris. C’est magnifique. On a pris le temps d’aller à la Tour Eiffel, c’était nécessaire. Je ne suis pas trop dans le délire tourisme, ce n’est pas ma vibe, mais c’est vraiment quelque chose que je m’imaginais dans ma tête depuis très longtemps et donc c’était un honneur de s’y arrêter. On a fait un tour en voiture super cool tout autour aussi.

Félicitations pour ta signature récente avec RCA. Qu’est-ce que cela représente pour toi de faire partie du label qui produisait Elvis Presley, The Beatles ou des gros noms d’aujourd’hui comme A$AP Rocky ou encore Alicia Keys ?

Merci. Ça représente tellement de chose. Je ne m’imaginais pas être un artiste avec des attentes comme celles-ci. J’aime simplement la musique et être suffisamment respecté pour pouvoir entrer dans ce cercle et rencontrer des gens qui vous reconnaisse, c’est déjà plus qu’assez, tu vois ce que je veux dire ? C’est l’affiliation qui fait tout. J’ai ressenti la même chose quand j’ai signé chez Top Dawg Entertainment. Ils ont fait tellement pour la musique West Coast et le hip hop en général que c’était un honneur de pouvoir faire partie de ça. Donc je pense que RCA est juste une autre étape dans la bonne direction. Mais j’ai encore tellement de chose à donner. C’est encore très tôt pour moi.

Comment c’est passée ta signature chez eux ?

J’ai rencontré Peter Edge à New York (le Directeur Général de RCA, NDLR). On a eu un super entretien. Les conversations qu’on a tenues ce jour-là ressemble beaucoup à celles que je peux avoir avec mon équipe. C’était très sincère. On était pas là pour être gentils l’un envers l’autre, on a été très directs. J’ai remarqué ça immédiatement et j’ai adoré. Ça m’aide à donner la meilleure version de moi-même quand les gens sont honnêtes. J’ai simplement ressenti qu’il voulait le meilleur pour moi et ne pensait pas à me caresser dans le sens du poil. Il voulait faire en sorte que je sois le meilleur artiste possible.

Qu’est-ce que cela représente d’être signé chez deux labels ?

Ce n’est pas vraiment le sentiment que j’ai. On est tous une grande famille. Et je pense que cela a joué un grand rôle dans mon désir de suivre ce chemin car ils avaient déjà fait tant de choses pour SZA que nous avions foi en leur organisation et en la manière qu’ils ont de traiter leurs artistes. Ils ont une histoire chargée de succès très importants donc j’ai vraiment pensé que c’était une super décision. Ce n’était pas une décision facile à prendre, mais c’était définitivement la meilleure pour nous.

Photos SiR

Pete Casta/HYPEBEAST FRANCE

 

Tu viens de sortir “Chasing Summer” fin août, ton troisième album studio. Comment se passe ton aventure dans l’industrie de la musique jusqu’ici ?

Ah mec… (il soupire) C’était long. J’essaie de ne pas trop regarder en arrière car on est encore en plein travail et je veux penser à l’avenir. J’aspire constamment à m’améliorer et c’est pour ça que c’est difficile de penser à tout ce qu’on a accompli jusqu’à présent. Mais si tu me demandes de définir le chemin que j’arpente, je dirais qu’il est “rocailleux”. Ouais, “rocailleux”, c’est le mot.

Ton album s’intitule “Chasing Summer”, ta tournée “Never Ending Summer”, c’est quoi ton truc avec l’été ? Ça représente quoi pour toi ?

L’été, c’est la liberté. Quand tu es un enfant, l’été c’est la fin de l’école, c’est le fun à la plage, la famille… Quand tu es adulte c’est les vacances, la chaleur, le confort, le moment où tu te relaxes. Et pour moi, l’été c’est aussi le succès. C’est le moment où tu te poses et que tu peux profiter des fruits de ton travail. J’ai toujours associé l’été à la liberté. Et je pense qu’avec cet album, je poursuivais un certain genre de liberté et tu peux te rendre compte en l’écoutant que je cherchais quelque chose que je possédais déjà. Je pense qu’on a vivement imagé cette recherche dans l’album et j’ai découvert que je possédais déjà mon été.

À ce propos, il était bien ton été ?

C’était génial ! On a quasiment rien fait, je suis resté à la maison. Un peu de gym, du chill à la maison, des jeux vidéos… J’ai passé des journées entières devant “Call of Duty”. Je jouais jusqu’à ce que mes yeux saignent, donc c’était cool. (Rires)

Kendrick Lamar, Lil Wayne, Smino, Sabrina Claudio or Zacary et Kadhja Bonet… De nombreux artistes t’accompagnent sur Chasing Summer, bien plus que sur tes précédents projets. Tu as ressenti le besoin de t’ouvrir aux autres sur cet album ?

Non, je dirais même que j’ai l’impression que j’aurais dû plus m’ouvrir sur mes précédents albums. C’est très important mais il faut avoir le courage d’aller vers l’autre, tu vois ce que je veux dire ? Il faut avoir le courage de demander. Une chose que j’ai apprise est qu’une bouche fermée ne se fait pas nourrir. Donc si je ne demande pas, j’aurais jamais de réponse. Même si c’est un refus, j’ai besoin de l’entendre. Donc, cette fois j’ai demandé. Et j’ai reçu plus de “oui” que ce que je pensais. Il y a quelques artistes que j’aurai adoré avoir en featuring sur l’album mais ça n’a pas pu se faire car on avait une certaine idée de la direction vers laquelle on voulait aller et qu’on a essayé de s’y tenir mais j’ai quand même eu pleins de collabs cette fois. Je pense notamment à trois feats qu’on a pas pu mettre dans le projet et qui sont incroyables. Mais ces morceaux ne sont pas morts, ce sera pour une autre fois.

Tu as fait le “DAMN Tour” avec Kendrick, c’était comment de partager la scène avec lui ? On pense notamment à ce concert de fou furieux en Corée du Sud devant 20 000 personnes. Qu’est-ce que tu retiens de tout ça ?

Ah mec… C’était… Ça a changé ma perception de la tournée en dehors des États-Unis. Là-bas, ils ne comprenaient absolument rien de ce que j’étais en train de chanter mais quand je criais “Hands Up“, ces 20 000 personnes ont levé leurs mains en cœur et ont suivi mes mouvements. Ils étaient en harmonie avec mon énergie, ils s’en foutaient des paroles. C’était vraiment simplement moi qui me donnais complètement à la foule et elle qui me le rendait bien. C’était magnifique, le meilleur truc que j’ai jamais fait. Et puis, de voir Kendrick enchainer les performances dans trois pays différents et le faire le plus tranquillement du monde m’a vraiment aidé à comprendre ce dont j’avais besoin pour pouvoir donner le meilleur de moi-même dans ce genre de concert. C’est vraiment pas la même chose de donner un show devant 1 000 personnes que devant 10 000. Mais ça m’a aidé à jauger mon attitude face au public.

Photos SiR

Pete Casta/HYPEBEAST FRANCE

 

Comment tu définirais ta musique ? On serait tenté de dire que c’est du RnB, mais on a l’impression que c’est plus que ça…

Ma musique c’est Inglewood. C’est du RnB de Los Angeles, tu vois ? Avec un petit accent hip hop qui va avec. Prends une marmite par exemple : tu mets un peu de soul music et ce genre de chose mais ma musique ne serait pas ce qu’elle est sans sa base. De la batterie, une caisse claire et tu mélanges avec du hip hop. Ouais, je dirais que c’est un subtil mélange entre du L.A RnB et du hip hop. Avec un peu de rap aussi.

Tu parles beaucoup d’amour, c’est quoi ta définition parfaite de l’amour ? Comment tu la mets en pratique tous les jours ?

L’amour est un choix. Plein de gens pensent que l’amour est automatique. T’es là en mode “lui je l’aime car c’est mon père”, “je l’aime car c’est ma mère”, mais tout ça c’est un choix que les gens doivent faire consciencieusement tous les jours. Quand tu réalises ça et que tu aimes les gens pour une raison, pour un objectif, c’est vraiment différent. L’amour est difficile à définir car ce n’est pas quelque chose de tangible ou de visible. Mais oui, la meilleure manière de le définir selon moi ce serait “un choix”. Je choisis tous les jours d’aimer ma famille, de m’aimer moi. Je pense que beaucoup de gens ne le font pas et se confondent parfois. Ils pensent qu’ils ressentent de l’amour alors que pour la plupart, c’est une illusion perdue. Beaucoup arpentent le mauvais chemin. Oui, l’amour est un choix qu’il faut continuellement renouveler.

Quel message veux-tu transmettre le plus à travers ta musique ?

Ma sincérité. Et le fait que je n’essaye pas de mentir sur ce que je suis. J’essaie de peindre le tableau en entier. Pour moi la musique est une thérapie donc j’espère juste être suffisamment honnête avec moi-même et mon écriture et qu’elle trouve écho chez les gens qui m’écoutent.

Comment tu dirais que tu t’inscris dans une industrie musicale majoritairement dominée par de très jeunes artistes ?

Mon truc à moi c’est que je n’essaie pas de plaire à qui que ce soit. (Il réfléchit puis rigole). C’est une question difficile en fait. Ce n’est pas que je m’en fiche… mais je m’en fiche, en fait. Ça marche mieux pour moi quand j’essaie simplement d’être honnête avec moi-même et que je fais des choses pour moi. Tu sais, c’est ça qui est le mieux. Donc c’est aussi pour ça que je ne fais pas très attention à ce qu’il se passe autour de moi et que je me focalise sur ce que j’aime et sur ce que j’ai appris. J’essaie toujours d’utiliser mes expériences pour composer ma musique. Alors, oui, je suis peut-être un grand père pour ces enfants parce que j’ai bien plus de vécu et ça se sent peut-être dans mes interviews justement où je fais attention à ce que je dis et que j’ambitionne d’être le plus pertinent possible. Et en plus, je peux pas vraiment te citer un autre artiste RnB dont la musique se rapproche de ce que je fais. Je respecte la plupart d’entre eux mais c’est juste qu’on est tous différents. C’est cela qui nous donne envie de bosser encore plus dur car on se marche pas sur les pieds. On se rend meilleurs les uns les autres et on met en lumière le RnB. On n’est pas du tout dans la compétition et il ne faut pas nous comparer. Pour moi, mon travail se résume à donner le meilleur en espérant que si les autres m’écoutent, ma musique les inspire.

Qu’est-ce que tu aimes le moins à propos de l’industrie musicale ?

Les concerts à Los Angeles. Les concerts à L.A mec… En fait non, pas seulement les shows mais plutôt les concerts organisés par les radios de L.A. C’est vraiment le pire car dans ce genre de trucs, si tes sons ne passent pas en radio – et les miens ne passent pas tant que ça en radio-, tu joues pour des gens qui se fichent de qui tu es, ils se fichent de ce que tu donnes sur scène et même d’avoir l’air ennuyés. Ils me regardent en mode : “Il est où Kendrick ?”. Donc ouais, ça et les voyages. Être toujours en déplacement… Les interviews c’est cool, rencontrer des nouvelles personnes ; j’adore. Mais se rendre d’un endroit à l’autre constamment, c’est l’enfer. Genre, la semaine dernière on était à New York, puis on a conduit jusqu’à Philadelphie et ensuite de nouveau jusqu’à Washington D.C. Le tout en une journée. C’est fou.

Quels sont tes projets maintenant ? Le futur pour SiR, c’est quoi ?

On va partir sur énormément de tournées. En 2018, après le drop de November, on est parti de la maison pour près d’un an de concerts et c’était vraiment quelque chose de spécial avec de nombreuses expériences rassemblées en une seule grande aventure. Et là, je suis prêt à remettre ça. J’aime le voyage. Enfin, pas le voyage en lui-même mais plutôt la destination. Je suis prêt à me reconnecter avec les fans. Jusqu’ici, on a planté des graines aux bons endroits et maintenant il faut se mouiller. C’est l’heure, et j’en suis tout excité. J’aurais vraiment aimé donner un show à Paris, putain. Next time.

Reason a annoncé récemment que tout le gang de TDE était en studio tous ensemble. Tu peux nous en dire plus sur ce que vous êtes en train de faire ?

Non, je ne peux pas.

Est-ce qu’on peut au moins espérer vous retrouver un jour tous ensemble pour un concert ?

Je pense que oui. On l’a fait aux States avec le Championship Tour. C’était bon. On a tous pris du plaisir et c’était là aussi une expérience enrichissante pour les artistes du label qui venaient d’arriver comme moi, Lance Skiiwalker et Zacary. Donc ce serait bon pour nous de remettre ça, pour Reason notamment et même Isaiah Rashad qui n’avait pas pu faire toute la tournée avec nous. C’était pas vraiment le gang au complet. Cette fois-ci, si on le refait, il faut que ce soit dans les règles. Ce serait franchement incroyable de faire ça en Europe.

Les dernières années, tu as été bien occupé. Tu arrives à trouver du temps pour toi ?

Oui. C’est dur, mais j’y arrive. Quand je suis chez moi, je coupe tout pendant quatre ou cinq jours et je ne bouge plus. Je commande à manger, je me fais livrer, je joue aux jeux vidéo, je prends soin de mes chiens… Et bien sûr je prends du temps pour voir ma famille. Pour moi, la famille c’est très important et encore plus dans le milieu où j’évolue, ça me permet de garder les pieds sur terre. C’est vraiment la plus importante des choses. Tu sais, il y a beaucoup de fake love dans la musique. Aujourd’hui je suis dans une position où tout le monde est mon ami, donc… Je rends beaucoup visite à ma mère, à ma grand-mère. Je suis le petit dernier d’une famille de quatre frères, je leur parle tous les jours. J’accorde beaucoup d’importance à mon temps libre, et je le chéris du mieux que je peux.

On a envie de te donner le dernier mot de cet entretien. Qu’est-ce que tu peux nous dire ?

Que je suis triste de ne pas rester plus longtemps à Paris. Je voyage beaucoup mais toujours pour mon travail et les endroits comme ici, je voulais les expérimenter depuis que je suis tout petit et malheureusement je n’ai pas le temps. J’ai trop hâte de pouvoir revenir et de passer du temps en France, y apprendre la culture. J’ai envie d’aller dans le hood, de me balader partout, de vraiment voir ce qu’est la France. J’ai vraiment hâte de revenir. On va vraiment faire un effort pour proposer une tournée ici, c’est promis.

Photos SiR

Pete Casta/HYPEBEAST FRANCE

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