HYKE FW26 : l’archive utilitaire se fait ultra‑féminine
Les designers Yoshihara et Ode métamorphosent des uniformes d’archives en silhouettes modernes et ultra chic.
Résumé
- HYKE FW26 réinvente les uniformes et vêtements de travail vintage avec des proportions exagérées, des silhouettes raccourcies et un tailoring affûté.
- Parmi les pièces phares : des pardessus inspirés de Desert Storm, des blousons d’aviation et une collaboration avec Eddie Bauer.
- Le tout décliné dans une palette majoritairement neutre, avec des matières allant de la laine et de l’alpaga au cuir et au faux shearling.
Pour la collection Fall/Winter 2026 de HYKE, le duo de créateurs Hideaki Yoshihara et Yukiko Ode dévoile une garde‑robe épurée et ultra chic, nourrie par l’imaginaire des uniformes et vêtements de travail vintage. Les codes utilitaires et les références d’archives y sont réinterprétés et transformés par des proportions exagérées, des longueurs raccourcies et un tailoring précis qui insufflent un twist résolument contemporain. L’ensemble trouve un juste équilibre entre rigueur utilitaire et raffinement féminin, pour un vestiaire de saison à la fois maîtrisé et subtilement expérimental.
Les pièces maîtresses de la collection cristallisent cet esprit à la fois utilitaire et raffiné, avec des pardessus inspirés des manteaux Desert Storm vintage et des blousons de vol comme les A-2 et CWU-45/P. Point d’orgue de la saison : une nouvelle collaboration avec la marque américaine Eddie Bauer, qui signe des modèles emblématiques garnis de duvet, dont la Skyliner Jacket, la Kara Koram Parka et la Canadian Vest.
Le tailoring reste au cœur du propos, avec des vestes allongées soulignées de surpiqûres méticuleuses et des chemises boxy, coupées court, portées avec des jupes crayons élancées ou des pantalons extra‑larges qui cassent sur le pied. Les textures s’expriment à travers des pulls nordiques noir et blanc, rehaussés de franges bouclées et de volants transparents, tandis que des doublures fonctionnelles amovibles mettent en lumière la volonté de la marque d’explorer une réversibilité ultra polyvalente.
Les matières allaient de la laine et de l’alpaga au faux shearling, au cuir et au chambray, tandis que la palette générale misait sur le noir, le gris et le kaki, ponctués de touches de rouge, de bleu et de blanc. Les accessoires enrichissaient le récit avec des mini cabas en toile de coton, des sacs à cordon inspirés des effets personnels de l’U.S. Army, et des mocassins « puff » en tissus techniques. Les bijoux signés END CUSTOM JEWELLERS et les lunettes EYEVAN apportaient une sophistication discrète, avec des montures métalliques et des finitions transparentes qui complétaient l’esthétique à la fois utilitaire et léchée de la collection.
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