Jonathan Anderson dévoile sa première collection Dior Haute Couture au Musée Rodin
Silhouettes ultra‑volumineuses et cols architecturaux font écho aux céramiques de l’artiste Magdalene Odundo.
Sommaire
- La première collection de haute couture de Jonathan Anderson pour Dior rend hommage à l’ancien directeur de la création John Galliano.
- La collection assouplit des silhouettes d’archives rigides grâce à des tulles fluides et à des mailles sculpturales, instaurant un dialogue entre couture et quotidien inspiré par l’artiste Magdalene Odundo.
Ancrée dans le monde naturel, cette collection de couture réinvente le passé de Dior à travers le prisme de l’iconoclasme de Jonathan Anderson. Anderson a signé ses débuts en haute couture au Musée Rodin, à peine quelques jours après avoir dévoilé sa deuxième collection homme pour Dior. Le nouveau directeur de la création a rendu hommage à son héros, John Galliano, qui a occupé ce poste au sein de la Maison pendant quinze ans. Évoquant un souvenir d’enfance où, en tentant de joindre Galliano à l’aveugle, il est finalement tombé sur un service de taxis, Anderson a souligné l’influence décisive qu’a eue cet ancien créateur de Dior sur sa trajectoire, déclarant : « Pour moi, dans le monde d’aujourd’hui, il est Dior. »
La collection bouscule les frontières traditionnelles de la couture tout en célébrant le savoir-faire de Dior. En convoquant l’esprit de pièces d’archives emblématiques de la Maison, telles qu’Aurore et Nuit de Grenade, Anderson en adoucit l’architecture en y insufflant des volumes de tulle fluide — un geste qui appose résolument son langage contemporain sur les codes de la maison. Il engage également un dialogue visuel avec les œuvres en céramique de l’artiste Magdalene Odundo, reflété dans les cols architecturés et les silhouettes volumineuses de la collection. Dans d’autres silhouettes phares, il associe des jupes brodées à l’insouciance feutrée de débardeurs finement côtelés et transparents, une tension entre sophistiqué et ordinaire qui élève une maille a priori modeste au rang d’art.
Cette collection de couture accorde également une place de choix aux accessoires : sacs en cuir, minaudières en satin de soie, mocassins réalisés à partir de textiles du XVIIIᵉ siècle, ainsi que des bijoux en aluminium peints à la main — le tout présenté dans le tout nouveau salon Dior Villa, réservé aux VIC de la Maison.



















