Perrotin Los Angeles accueille l’exposition de Takashi Murakami « Hark Back to Ukiyo-e : Tracing Superflat to Japonisme’s Genesis »
Une série de 24 nouvelles peintures qui relient l’ukiyo-e au courant de l’Impressionnisme français.
Résumé
- L’exposition personnelle de Takashi Murakami, Hark Back to Ukiyo-e, ouvrira ses portes chez Perrotin Los Angeles le 14 février 2026.
- Réunissant 24 nouvelles œuvres, l’exposition met en lumière de monumentales réinterprétations des bijinga, aux côtés de pièces inspirées par Monet.
Perrotin Los Angeles dévoilera la toute dernière exposition personnelle de Takashi Murakami, Hark Back to Ukiyo-e: Tracing Superflat to Japonisme’s Genesis le 14 février 2026.
Réunissant 24 nouvelles peintures, l’exposition explore le dialogue historique entre les estampes japonaises ukiyo-e et l’impressionnisme européen, en particulier l’influence des bijinga – ces « images de belles femmes » – sur des artistes tels que Monet. Inspiré par une récente visite à Giverny, chez Monet, Murakami approfondit sa théorie Superflat en retraçant comment les compositions, les costumes et les gestes sensuels de l’époque Edo ont transformé les approches occidentales de la vie moderne et de l’abstraction.
Parmi les temps forts, figurent des réinterprétations monumentales des bijinga d’Utamaro Kitagawa et Torii Kiyonaga, dont « Flowers of Yoshiwara » et « Snow in Fukagawa ». Les versions grand format de Murakami, mesurant deux sur quatre mètres, font écho à la grandeur des originaux jadis admirés à Paris, au cœur du japonisme. Sa technique de couches d’acrylique sérigraphié, appliquées à la raclette puis achevées par une surface brillante, réinvente les effets délicats des estampes de l’époque Edo tout en soulignant des détails sensuels comme la nuque d’une femme ou la courbe de sa ligne de cheveux.
Une seconde série met en regard la toile de Monet « La Femme à l’ombrelle – Madame Monet et son fils » et des estampes ukiyo-e agrandies d’Utamaro et de Kikukawa Eizan, illustrant comment des motifs comme les ombrelles, les jupes balayées par le vent ou les fleurs de cerisier ont migré des estampes japonaises vers les toiles impressionnistes.
Murakami prolonge également cette filiation jusqu’à la culture kawaii contemporaine, reliant ukiyo-e et l’impressionnisme à ses propres motifs iconiques. Des œuvres comme « Camille-Chang » et « Contrail and Ohana-Chang » sont issues de sa série de cartes à collectionner 108 Flowers Revised, mêlant des références au film de Hayao Miyazaki The Wind Rises à ses fameuses fleurs souriantes. Ces réinterprétations ludiques remplacent les figures de Monet par des héroïnes inspirées de l’animation japonaise et des personnages en forme de fleur, soulignant la continuité des échanges culturels à travers les siècles.
L’exposition de Takashi Murakami, Hark Back to Ukiyo-e: Tracing Superflat to Japonisme’s Genesis, ouvrira à Perrotin Los Angeles le 14 février et restera visible jusqu’au 14 mars 2026.
Perrotin Los Angeles
5036 W Pico Blvd,
Los Angeles, CA 90019
USA



















