À Miami, le restaurant Pari Pari insuffle la sérénité de l’architecture japonaise
Tout juste ouvert, le restaurant dévoile un intérieur inspiré d’Éloge de l’ombre.
Résumé
- Rudy Guénaire a signé l’intérieur d’un nouveau restaurant japonais à Miami, baptisé Pari Pari.
- La conception intègre des éléments de la philosophie architecturale japonaise et s’inspire de l’essai « Éloge de l’ombre ».
Le designer d’intérieur français Rudy Guénaire a conçu l’intérieur d’un nouveau restaurant japonais dans le quartier de Wynwood, à Miami, en orchestrant l’ensemble de l’espace autour d’un comptoir pensé comme une lampe à l’éclat feutré.
Baptisé Pari Pari, le nouveau restaurant est signé par le chef japonais étoilé au Michelin Yasu Tanaka. À ce titre, Guénaire a nourri sa conception de philosophie architecturale japonaise.
« Au Japon, l’architecture est depuis longtemps moins une question de couleur ou de matière que de lumière, et la lumière, au Japon, a toujours été une affaire d’ombre », précise-t-il. « À l’opposé, Miami n’est que soleil : une plage blanche à perte de vue et, lorsque le soleil finit par se coucher, la skyline scintille sous les néons. »
Influencé en partie par l’essai de Jun’ichirō Tanizaki sur l’esthétique japonaise, « Éloge de l’ombre », Guénaire s’est attaché à créer un espace aux contours adoucis, dans ses couleurs comme dans sa lumière. « Ce que je voulais concevoir ici, c’était « Un éloge de la lumière » — le contrepoint, à l’autre bout du monde, à la méditation de Tanizaki sur l’ombre », a-t-il ajouté.
La pièce maîtresse du restaurant est le comptoir de handrolls, que le designer a imaginé comme une grande lanterne andon japonaise. Réalisé en érable américain, il diffuse une lueur qui, le jour, rappelle le soleil levant et, la nuit, les couchers de soleil de la ville.
Au-dessus du comptoir, un vaste drapé suspendu évoque les noren qui se déploient sur les devantures des restaurants japonais. Ce large baldaquin compose un cadre visuel pour le comptoir, où le poisson est préparé.
Dans le reste de l’intérieur, Guénaire a cherché à mêler tradition et style local. La petite enseigne Pari Pari fait un clin d’œil aux logos volumétriques des hôtels de Miami des années 1930, tandis que les tabourets hauts, aux nuances marines, ont été fabriqués selon les règles de l’assemblage japonais (shiguchi), sans aucune colle.
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