Un palmier du voyageur en horlogerie : Parmigiani Fleurier dévoile son Objet d’Art annuel La Ravenale
Là où un collectif de restaurateurs, graveurs, lapidaires et chaînistes donne vie à la vision de Michel Parmigiani : le temps comme matière vivante.
Résumé
- Parmigiani Fleurier célèbre cette année l’anniversaire de son fondateur, Michel Parmigiani, avec la montre de poche Lépine La Ravenale
- Abritée dans un boîtier en or blanc orné d’une marqueterie d’opale et de jade, elle puise son esthétique dans le Traveller’s Palm et le nombre d’or.
Dernier Objet d’Art de Parmigiani Fleurier, La Ravenale se présente comme un talisman horloger qui transpose la géométrie de la nature dans l’horlogerie. Dévoilée comme la création annuelle de la Maison à l’occasion de l’anniversaire de son fondateur, Michel Parmigiani, la pièce tire son nom et son inspiration formelle du Ravenala madagascariensis – le Traveller’s Palm – dont la symétrie en éventail et les proportions régies par le nombre d’or dictent le langage visuel de l’objet.
Plutôt qu’une montre-bracelet classique, La Ravenale adopte une architecture de montre de poche Lépine en or blanc 18 carats, où les surfaces gravées à la main, un cadran en or blanc bleui et des indications épurées (heures, minutes, petite seconde) soulignent les proportions, l’harmonie et la dimension contemplative du temps.
Le revers de La Ravenale est une étude de contrastes minéraux : un double fond serti d’une marqueterie d’opale et de jade signée LM Cadrans. Les jeux irisés de l’opale évoquent l’eau et le ciel, ses fragments délicats étant découpés un à un et sertis avec la précision d’une micromosaïque ; le jade offre un contrepoint de densité et de profondeur sereine. Ce dialogue entre matériaux changeants et immuables se veut une méditation sur la double nature du temps – fugace et éternelle – et s’accompagne des gravures à la main du boîtier, de glaces saphir bombées et d’une couronne sertie d’un saphir bleu, l’ensemble visant à évoquer le motif du Traveller’s Palm à travers le métal et la pierre.
Au cœur de la pièce bat un calibre répétition minutes extra-plat restauré, signé Ed. Koehn, Genève, datant des années 1920 et ressuscité par l’Atelier de Restauration de Parmigiani Fleurier. Conçu à l’origine dans la plus pure tradition genevoise de virtuosité discrète, le mouvement conserve ses heures et minutes centrales, sa petite seconde et une répétition à deux timbres aux marteaux symétriques. Les restaurateurs ont minutieusement repris la platine, les chanfreins et les anglages, tandis que la gravure manuelle de motifs de palmes sur les ponts visibles rattache l’architecture mécanique du mouvement au thème du Traveller’s Palm, transformant les composants fonctionnels en expressions ornementales de géométrie naturelle.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel de la Maison.



















