Breaking Rust : 'Walk My Walk' grimpe au n° 1 du classement Billboard Country Digital Song Sales
Voix taguées comme IA et absence de crédit pour l’interprète : la polémique enfle tandis que le morceau cartonne en téléchargements payants et entre au classement Viral 50 USA.
Vue d’ensemble
- Breaking Rust vient de réaliser l’impensable dans la scène country. « Walk My Walk » s’est hissé au n° 1 du classement Billboard Country Digital Song Sales, un précédent inédit et explosif pour l’IA, dans l’arrière-cour de Nashville.
- Le projet a émergé mi-octobre et a très vite fait boule de neige sur les plateformes. Il fédère désormais plus de 2 millions d’auditeurs mensuels sur Spotify et a fait entrer plusieurs titres dans le Viral 50 USA.
- Les voix sont largement perçues comme générées par l’IA. Le projet ne revendique pas explicitement l’usage de l’IA, mais aucun chanteur humain n’est crédité et les visuels et les clips promo misent lourdement sur une imagerie cowboy façonnée par l’IA.
- Les crédits d’écriture renvoient à Aubierre Rivaldo Taylor, un nom surtout associé au projet Def Beats AI, de quoi épaissir le mystère plutôt que de l’éclaircir.
- « Walk My Walk » au sommet du classement Country Digital Song Sales révèle un tournant majeur : les morceaux conçus par l’IA ne sont plus marginaux. Ils sont éligibles aux classements, prêts pour le grand public et coiffent déjà au poteau, semaine après semaine, des artistes humains en pleine ascension.
- Contexte oblige. Ce classement comptabilise les téléchargements payants, pas les écoutes en streaming ni la diffusion radio, mais l’effet d’image est indéniable. Un titre country à forte teneur en IA s’installe là où brillent d’ordinaire les auteurs-compositeurs en plein essor.
- Ce moment s’inscrit dans une vague plus large d’artistes propulsés par l’IA qui entrent dans les métriques Billboard, alors que le débat s’intensifie autour de la transparence, des données d’entraînement et de la manière dont les plateformes devraient mettre en avant la musique produite par des machines.
- Pour la culture country, c’est un vrai test de vibes. Les fans auront beau adorer l’esthétique rugueuse, outlaw, la conversation bascule désormais vers l’attribution, l’authenticité et ce que signifie « le vrai » quand les algorithmes savent eux aussi jouer les gros bras.



















