Une nouvelle installation à Venise rend hommage à la regrettée commissaire de la Biennale Koyo Kouoh
Signée par l’artiste américain Derrick Adams.
Résumé
- Un portrait monumental de Koyo Kouoh signé Derrick Adams est actuellement exposé le long du Rio della Tana, à Venise.
- Présentée jusqu’au 24 septembre, l’installation saisit l’aura lumineuse de Kouoh et la puissance de sa voix de premier plan dans le monde de l’art.
À quelques jours seulement de la Biennale 2026, un portrait public monumental de la regrettée commissaire Koyo Kouoh est apparu le long du Rio della Tana, à Venise. Imaginée par l’artiste américain Derrick Adams, l’installation rend hommage à son rôle dans la prochaine édition comme à l’empreinte indélébile qu’elle a laissée sur le monde de l’art dans son ensemble.
Kouoh, disparue en mai dernier, fut la première femme africaine à être commissaire de la Biennale, choisie pour la force avec laquelle elle défendait l’art contemporain panafricain et diasporique. Le titre de l’installation, « Heavy is the head that wears the crown », fait écho à l’immense responsabilité qui accompagne la fonction de commissaire de la Biennale, ainsi qu’à l’élan célébratoire qui accompagne de telles prouesses.
L’installation saisit le visage et l’héritage de Kouoh à travers la signature cubiste d’Adams. « Les représentations joyeuses de l’expérience noire sont devenues synonymes de ma pratique et ont nourri sa philosophie curatoriale : faire de la jubilation un lieu de résistance et de beauté », a déclaré l’artiste dans un récent communiqué.
« Cette œuvre rend hommage à Koyo en lui offrant une couronne rayonnante de “JOY” d’où jaillissent des faisceaux dorés, symboles de l’éclat et de l’ampleur de son influence. » La présentation a été menée par Francesco Bonami, commissaire de la 50e Biennale de Venise, qui a fait la connaissance de Kouoh après l’avoir invitée à siéger au sein du Dreams and Conflict jury.
La prochaine édition de Kouoh, In Minor Keys, ouvre le 9 mai et l’installation d’Adams est visible jusqu’au 24 septembre. « En refusant le spectacle de l’horreur, il est temps d’écouter les tonalités mineures, de se mettre à l’écoute, sotto voce, des chuchotements, des fréquences les plus basses ; de trouver les oasis, les îles, où la dignité de tous les êtres vivants est préservée », peut-on lire dans le texte d’exposition de Kouoh.



















