Richemont pulvérise les attentes avec un trimestre record à 7,4 milliards de dollars
Porté par le succès de Cartier et la dynamique du marché hongkongais, moteur clé de la division.
Résumé
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Richemont a atteint un niveau historique de 7,43 milliards de dollars de chiffre d’affaires au troisième trimestre, porté par une envolée de 11 % des revenus, largement au‑delà des prévisions des analystes pour la saison des fêtes 2025
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Le conglomérat a enregistré une croissance soutenue aux États‑Unis et au Moyen‑Orient, tandis que le marché de Hong Kong s’est imposé comme un moteur essentiel de la demande, permettant à la division joaillerie d’afficher une hausse de 14 % malgré des cours de l’or élevés et des droits de douane suisses
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Le rayonnement de la marque a été dopé par des ambassadeurs de tout premier plan, dont Timothée Chalamet et Jacob Elordi, dont les apparitions sur tapis rouge pendant la saison des cérémonies 2026 continuent d’asseoir Cartier comme icône culturelle majeure.
Alors qu’une grande partie du secteur du luxe se heurte à un net refroidissement, Richemont aborde 2026 lancé à pleine vitesse, porté par des fêtes de fin d’année historiques. Le conglomérat suisse, adossé à la locomotive Cartier, a annoncé un chiffre d’affaires record de 7,43 milliards de dollars au troisième trimestre, soit une hausse de 11 %, bien au‑dessus des prévisions des analystes qui tablaient sur 7,5 %. Une envolée nourrie par une frénésie d’achats de fin d’année à l’échelle mondiale, qui confirme que la haute joaillerie reste une priorité résiliente pour les clientèles les plus aisées.
Le marché américain a servi de moteur principal à cette performance, avec une progression de 14 %, tandis que le Japon et le Moyen‑Orient enregistraient des bonds encore plus spectaculaires de 17 % et 20 % respectivement. La joaillerie a mené la danse avec un saut de 14 %, mais la surprise est venue de la division horlogère spécialisée. Malgré la pression de prix de l’or stratosphériques et de lourds droits de douane américains sur les exportations suisses, des maisons horlogères comme Vacheron Constantin et Piaget ont tout de même signé une hausse de 7 %, illustrant l’attrait intact du « hard luxury ».
En plus des croissances à deux chiffres observées en Occident, Hong Kong s’est imposé comme un pilier clé de ce trimestre record pour Richemont. Alors que nombre de groupes de luxe peinent encore à retrouver leur assise en Grande Chine, le marché hongkongais a joué le rôle de moteur du rebond du conglomérat au troisième trimestre, signe du retour marqué d’un tourisme à très forte capacité de dépense et d’une demande locale pour le « hard luxury ».
Selon le rapport de la marque, la région a enregistré une nette hausse de la demande qui a directement contribué au total de 7,43 milliards de dollars du groupe. Ce rebond est d’autant plus significatif qu’il a permis de compenser les inquiétudes plus larges du secteur face à un possible « ralentissement du luxe » en Asie. À Hong Kong, les préférences se sont nettement tournées vers les maisons de joaillerie de Richemont, telles que Cartier et Van Cleef & Arpels, qui demeurent la référence absolue pour les pièces de placement dans la région.
La suprématie culturelle de Richemont s’est encore affermie grâce à une offensive stratégique d’ambassadeurs ultra‑prestigieux. Lors des récents Golden Globes 2026, le tapis rouge s’est mué en véritable vitrine vivante : Jacob Elordi a captivé l’objectif dans une Privé Tank Normale en platine sertie de diamants, tandis que Timothée Chalamet dévoilait un pendentif Panthère de Cartier sur mesure. Avec une saison des récompenses en pleine effervescence et la marque tout juste portée par un moment « Santos » très médiatisé autour des fiançailles de Taylor Swift, Richemont mise sur l’aura des célébrités pour entretenir son élan dans un contexte de volatilité des devises et des coûts des matières premières.

















