IM Men AH26 révèle la beauté du non‑structuré
Baptisée « Formless Form », la collection explore en profondeur ce que la marque appelle l’art de la tenue « juste ».
Résumé éditorial
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Présentée au Collège des Bernardins, joyau du XIIIᵉ siècle, la collection IM MEN Automne/Hiver 2026, baptisée « Formless Form », explore une nouvelle idée de justesse à travers des silhouettes déliées qui privilégient la chute naturelle d’une seule pièce de tissu.
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La collection met en avant des innovations techniques comme la série CLAY, réactive à la chaleur, qui génère des volumes 3D sculpturaux, et la ligne de pièces d’extérieur DAWN, qui s’appuie sur des teintures artisanales pour recréer les nuances changeantes d’un ciel au petit matin.
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La polyvalence fonctionnelle est un fil rouge, mise en lumière par des vestes tissées KASURI à multiples portés et par des accessoires en cuir ludiques, dont des sacs conçus pour reprendre la silhouette d’un gobelet à café en papier standard.
Au cœur des arches de pierre du Collège des Bernardins, datant du XIIIᵉ siècle, IM MEN a dévoilé sa collection Automne/Hiver 2026, « Formless Form ». Plus qu’un simple défilé, la présentation tenait de la méditation sur la « présence silencieuse » contenue dans une seule pièce de tissu. Il s’agit de capter cette sensation subtile, à l’aube ou au crépuscule, quand on a envie de se tenir un peu plus droit, et de la traduire en vêtements qui respirent, suivent le corps et accompagnent le mouvement.
La prouesse technologique de la saison, c’est la série CLAY, qui utilise un textile spécial réactif à la chaleur pour créer des volumes 3D sculpturaux, radicalement différents une fois portés de ce qu’ils paraissent sur cintre. Pour celles et ceux qui aiment la couleur, la ligne de pièces d’extérieur DAWN s’impose comme un temps fort, avec des dégradés teints à la main qui évoquent un ciel matinal en perpétuelle métamorphose. Pensées pour la vraie vie, ces pièces – à l’image des vestes tissées KASURI – sont souvent taillées dans de simples rectangles de tissu, à boutonner et draper de multiples façons pour passer du manteau à la capuche ou à l’étole.
Les accessoires se révèlent tout aussi ingénieux, en particulier les sacs TO GO qui reprennent à l’identique la forme d’un gobelet à café en papier, mais en version cuir – un clin d’œil ludique à la « beauté fonctionnelle » du quotidien. En misant sur une laine d’exception venue de la célèbre région de Bishu, au Japon, et sur des étoffes réversibles qui passent d’une laine mate à un satin brillant, IM MEN prouve qu’il n’est nul besoin d’un tailleur rigide pour paraître sophistiqué. Il suffit de laisser la matière s’exprimer, pour une allure à la fois nonchalante et parfaitement maîtrisée.



















