Nan Goldin dévoile son côté cinéma dans « This Will Not End Well »
La photographe culte met en scène un « village » de ses œuvres les plus marquantes au Pirelli HangarBicocca de Milan.
Résumé
- La célèbre photographe américaine Nan Goldin inaugure « This Will Not End Well », sa première grande rétrospective européenne, au Pirelli HangarBicocca à Milan
- L’exposition rassemble le plus vaste ensemble de diaporamas jamais présentés conjointement, aux côtés de deux œuvres récentes et de la première installation sonore de l’artiste
« J’ai toujours voulu être cinéaste », confie la photographe Nan Goldin. « Mes diaporamas sont des films composés d’images fixes. » C’est cette sensibilité cinématographique qui irrigue « This Will Not End Well », la première grande rétrospective européenne consacrée à Goldin, cinéaste, actuellement présentée au Pirelli HangarBicocca de Milan. Initialement montrée à la Neue Nationalgalerie de Berlin, l’exposition retrace l’évolution de l’une des voix les plus influentes de la photographie contemporaine, au fil d’un parcours intime et immersif, à travers le monde tel que le révèle le regard sans concession et profondément empathique de Goldin.
Dans les vastes nefs du Pirelli HangarBicocca, Goldin conçoit six pavillons, dessinés par Hala Wardé — « un village », comme elle l’appelle —, chacun abritant sa propre série. S’y dévoilent certaines de ses œuvres les plus emblématiques, dont son œuvre majeure, « The Ballad of Sexual Dependency » (1981–2022), et « Sisters, Saints, Sibyls » (2004–2022). Cette dernière est mise en scène dans un espace « Cubo », fidèle à sa présentation initiale à Paris, jusqu’à son architecture d’inspiration chapelle et ses ajouts sculpturaux en cire.
Placée sous le commissariat de Roberta Tenconi et Luci Aspesi, cette déclinaison italienne présente également deux œuvres récentes dévoilées pour la première fois en Europe : « Stendhal Syndrome » (2024) et « You Never Did Anything Wrong » (2024), première incursion de Goldin dans l’abstraction. Poursuivant cette veine dévotionnelle et cinématographique, l’exposition signe aussi les débuts sonores de l’artiste avec une pièce intitulée « Bleeding ». Créée en collaboration avec Soundwalk Collective, l’œuvre enveloppe les visiteurs d’un cocon sonore, mêlant des enregistrements d’ambiance captés lors des précédentes itérations de l’exposition à sa bibliothèque personnelle de sons.
« This Will Not End Well » est à découvrir jusqu’au 15 février 2026 à Milan. Rendez-vous sur le site de Pirelli HangarBicocca pour en savoir plus sur l’exposition.
Pirelli HangarBicocca
Via Chiese, 2,
20126 Milan MI, Italie


















