Spotlight - À la découverte d’Arte Antwerp, LE représentant du streetwear belge

Streetwear, mais pas que. Zoom sur un label qui monte.

Mode 

Damso, Hamza, Roméo Elvis, Caballero et JeanJass, L’Or du Commun et Swing… Ces dernières années, on parle volontiers de la génération dorée du rap belge. Mais si la musique résonne en France, elle fait plus encore au plat pays et drive une street culture des plus dynamiques, qui compte un représentant attitré sur le terrain du streetwear. Un label symboliquement basé dans la ville de la mode outre-Quiévrain, celle qui aura vu des designers aussi influents que Dries van Noten ou Martin Margiela faire leurs gammes, et à laquelle il emprunte d’ailleurs le nom. Direction Anvers, à la découverte d’Arte Antwerp.

“À l’époque de la création, il n’y avait rien ici à Anvers, ni même en Belgique d’ailleurs”

Intégrer la ville à son nom était autant un hommage à cet héritage mode qu’une volonté de se placer sur une carte. “À l’époque de la création de la marque, en 2010, chaque grande ville avait sa propre grande marque streetwear : New York avait Supreme, Amsterdam avait Patta et ainsi de suite. Il n’y avait rien de semblable ici à Anvers, à Bruxelles ou en Belgique d’ailleurs“, se remémore le fondateur Bertony Da Silva. Ce dernier, qui s’était lancé sans prétention avec des t-shirts à imprimés, a vite ressenti la demande grandissante “d’une nouvelle communauté dynamique, d’un nouveau mouvement“. Le streetwear pointait son nez, il n’a pas tardé à aller plus loin.

Photo Arte Antwerp

Collection Automne/Hiver 2019. Crédits : Arte Antwerp

C’est là qu’intervient le terme “Arte”, qui vient symboliser l’autre grande inspiration du label. Celle des débuts, que Bertony livrait par ses imprimés. “L’un de mes moteurs était – et est toujours – mes amis créatifs. Cette communauté artistique qui m’entoure, constituée de différentes identités, de musiciens, graphistes, sculpteurs, photographes ou encore DJ’s, et qui traduisent la vision pluridisciplinaire distinctive de la marque dès le premier jour“, nous assure-t-il. Arte Antwerp, retranscription d’un ADN autant que d’une pratique, celle d’un streetwear teinté d’art. “De l’architecture moderne à musique, Arte Anvers est guidé par l’échange de concepts et d’idées, qui reflète et engage le paysage créatif dans lequel il évolue“, synthétise le créateur.

Streetwear empruntant au workwear, sportswear et tailoring

Si Bertony Da Silva revendique l’âme streetwear de son label, on ne saurait le limiter à cette dénomination. Comme ses inspirations l’induisent, le vestiaire Arte est plus complexe et multi-facettes. Il emprunte ainsi au workwear, à l’image de ses interprétations des cargo et fatigue pants cette saison, au sportswear avec les ensembles de survêtements, jusqu’au tailoring, ici twisté à renfort de coupes confortables et de designs venant rompre le conventionnel. Une versatilité appréciable, pour une garde-robe qui navigue entre basiques bien exécutés et pièces travaillées, entre minimaliste et audace, du sweat uni au pull graphique. De quoi permettre au créateur de revendiquer “une signature effortless et moderne“.

Photo Arte Antwerp

Printemps/Été 2020. Crédits : Arte Antwerp

Streetwear de qualité mais accessible, Arte Antwerp séduit donc au Benelux autant qu’en France. Ses deux principaux marchés que le fondateur entend consolider, d’abord “en prenant le temps de plonger profondément dans les communautés locales et se connecter avec elles pour comprendre leurs préférences“, avant d’activer l’ouverture de boutiques. Du reste, Arte promet aussi de verser davantage dans les collaborations, jusqu’ici peu ronflantes mais pointues, ainsi qu’en témoigne sa ligne de bijoux saisonnière développée avec un expert local en la matière. “Nous préférons nous engager dans des collaborations inattendues avec d’autres créatifs et des marques bien en dehors de l’industrie de la mode. Ce qui fait écho à l’un de nos principaux objectifs, développer Arte Antwerp comme une maison créative beaucoup plus grande et diversifiée“, conclut Bertony Da Silva. De l’ambition, Arte n’en manque pas, le voilà prêt à conquérir la France comme ses compatriotes de rappeurs. Peut-être est-ce d’ailleurs ceux-là qui l’y ont déjà introduit, en portant régulièrement ses pièces dans leurs apparitions. Represent.

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