De nouveaux éléments dans l'enquête visant MHD
Libération a pu obtenir de nouvelles informations et annonce que la détention provisoire du rappeur a été prolongée de 6 mois.
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L’information est révélée par Libération, la détention provisoire de MHD a été prolongée de six mois. Le journal dévoile également de nouveaux éléments inconnus du public.
Mis en examen depuis le 11 février 2019 pour “homicide volontaire” MHD risque à ce titre 30 ans de réclusion. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir participé à une rixe mortelle survenue dans la nuit du 5 au 6 juillet 2018 et pendant laquelle Loïc, âgé de 23 ans, sera grièvement agressé et poignardé. Il mourra quelques minutes après l’arrivée des pompiers.
La scène filmée par un individu a pu être disséquée par les enquêteurs : “l’individu D. apparaît debout, à hauteur de la portière avant droite. Trois coups de pied provenant de l’endroit où il se trouve partent en direction de la victime. Puis, D. se faufile à travers les autres agresseurs pour s’extraire du groupe. […] Se positionne au milieu de la chaussée durant 11 secondes et regarde ses amis poignarder à plusieurs reprises la victime sans réagir. Puis il se dirige vers les pieds de la victime, attrape ce dernier par les jambes et le tire en arrière sur une distance d’environ un mètre. Lorsqu’il repasse à la hauteur de la victime, déjà inanimée, il lui assène un grand coup de pied avec sa jambe droite”.
Une expertise en cours sur les lignes téléphoniques du rappeur
Libération dévoile que l’enquête “bute également sur la téléphonie des principaux suspects”. En effet, les deux lignes utilisées par MHD sont apparues inactives durant la nuit du drame. Mais selon une des avocates du rappeur, Elise Arfi, “le rappeur aurait pu continuer à échanger via Instagram et Snapchat, preuve qu’il n’aurait pas coupé sciemment son téléphone, comme le suggèrent les enquêteurs”, détaille le journal qui explique qu’une expertise technique est en cours.
Actuellement ce sont neuf suspects qui sont mis en examen dans ce dossier, mais un des principaux, Younousse S, trahi par son ADN sur une des armes du crime aurait fui à l’étranger avant son interpellation. “On a perdu la tête dans cette enquête, avec pour obsession de faire tomber MHD. Sans parler de l’incroyable râté sur Younousse S., qui entâche très fortement le sérieux des investigations…”, rapporte l’avocate de MHD à Libération.
À la suite de la prolongation de la détention provisoire de MHD le 10 janvier dernier, les avocats de l’artiste vont tenter d’obtenir sa libération sous bracelet électronique.
Le rappeur est lui sorti du silence via un nouveau freestyle enregistré depuis sa cellule.