"C'est juste du kiff, on est libres de faire ce qu'on veut", OrelSan et Sébastian Strappazzon nous racontent les dessous de la collab AVNIER x Von Dutch

À l’occasion du lancement parisien de la collab.

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Présentée ce mercredi avec un lookbook imbibé des années 2000 shooté dans un dinner parisien, la collaboration entre AVNIER et Von Dutch qui sortait ce jeudi était l’occasion parfaite de nous entretenir avec OrelSan et Sébastian Strappazzon. Cette association pour le moins impromptue méritait bien des explications. 

Sur fond de Britney Spears et David Beckham, c’est dans l’étage inférieur d’un dinner qu’AVNIER et Von Dutch ont décidé d’installer un workshop aux couleurs de leur collab. Rose et bleu turquoise à gogo, strass et paillettes, nail artists… les chanceux invités ont pu se faire tirer le portrait façon couverture de magazine, dont Paris Hilton et consorts occupaient la Une il y a bientôt deux décennies. C’est dans cette atmosphère que les deux fondateurs d’AVNIER nous ont confié les dessous de ce partenariat qui n’en est pas un : “C’est juste du kiff, on est libres de faire ce qu’on veut. Je suis sûr qu’il y a des gens qui vont dire que je suis l’égérie Von Dutch alors que non”, nous confiait OrelSan. La liberté. De créer et de recréer autour d’une marque “qui fait partie de la culture“. Tout en gardant la patte d’AVNIER qui est avant tout, comme nous l’expliquent les fondateurs, “un terrain de jeu pour nous. On teste, on exploite des choses, on s’amuse”.

Photo d'OrelSan et Sébastian Strappazzon

HYPEBEAST FRANCE : Pourquoi avez-vous collaboré avec Von Dutch ?

OrelSan : Sur AVNIER on n’a pas toujours de stratégie claire et nette. Ce qui s’est passé, c’est qu’un jour aves Seb on est passé devant un bureau de Von Dutch au moment de notre collab avec Umbro. Comme les marques appartiennent au même groupe, le groupe Royer pour vous donner les détails, je suis resté bloqué devant une vitrine Von Dutch et j’ai dit à Seb : “Putain j’avais oublié Von Dutch !”. Et vu qu’on avait fait Umbro, une marque des années 90, on s’est dit que ça pouvait être cool de faire revival années 2000 2 ou 3 ans après avec Von Dutch. Donc a lancé la collab une fois Umbro terminé, le temps de faire les dessins etc…

Où avez-vous puisé vos inspirations pour cette collaboration ? 

Sébastian : On s’est inspiré de toutes ces stars des années 2000 qui portaient du Von Dutch comme Britney Spears et toutes ces photos qu’on trouve sur Google, de choper tous ces éléments et d’en faire un mélange tout en gardant l’identité AVNIER. On a retravaillé des pièces qu’on a déjà comme la Track Jacket qu’on a faite en jeans avec des patchs, des strass qui font une signature Von Dutch.

OrelSan : C’est très simple, on s’est demandé quelle était la pièce iconique de Von Dutch : c’est la trucker hat avec du mesh, classique de l’époque. Et on s’est dit que ce serait marrant de faire une 5-panel avec du mesh. On s’est dit qu’on devrait reprendre les pièces de Von Dutch et les remettre au goût du jour. Donc il y a du strass, des big logos comme la veste ou les pantalons… et souvent avec Seb on se base juste sur ce qu’on a envie de porter. Des pantalons cargos avec California marqué en gros, ça nous donnait envie et en plus ça reste des pantalons qu’on utilise dans nos collections façon cargo de randonnée.

Photo d'OrelSan et Sébastian Strappazzon

On ressent la patte des deux marques, comme une collection hybride…

Sébastian : C’est exactement ce qu’on a voulu faire, représenter les deux univers et faire du 50-50.

L’annonce de la collaboration pouvait surprendre…

OrelSan : C’est vrai qu’il y a 3 ans, ça ne faisait pas l’unanimité. Il y a toujours des gens qui diront que Von Dutch c’est n’importe quoi, et ça nous fait rire. En même temps, c’est quand même une marque iconique qui a marqué une génération. Ça fait partie de la culture.

Vous portiez du Von Dutch à l’époque ? 

OrelSan : J’avais une casquette au tout début.

Sébastian : Moi je n’ai pas porté. J’étais pas dans ce truc et c’est après coup qu’on se dit qu’ils ont fait un truc hyper fort.

OrelSan : C’est comme quand Ed Hardy est sorti. Je me rappelle que Skepta en portait à fond, il avait même un son qui s’appelait Ed Hardy Party, c’était fou. Et tu vois que maintenant Skepta c’est un des plus influents dans la mode, il porte du ALYX… Je me rappelle qu’à l’époque c’était le Philipp Plein de maintenant et j’aimais bien, c’était le délire et Von Dutch c’est dans la même veine. C’est comme tout. Tu peux porter des marques avec ironie, au premier degré, mais au final, c’est la même chose. C’est ça qui est cool.

Photo d'OrelSan et Sébastian Strappazzon

On a l’impression que vous continuez de vous amuser avec AVNIER…

Sébastian : AVNIER c’est un terrain de jeu pour nous. On teste, on exploite des choses, on s’amuse.

OrelSan : C’est vrai qu’on fait des tests, des trucs, on kiffe… Par exemple, quand on fait des collabs comme avec Salomon, je vois des commentaires sur Instagram genre “Salomon ils ont dû payer cher” alors qu’en fait, vraiment pas. C’est juste du kiff, on est libres de faire ce qu’on veut. Je suis sûr qu’il y a des gens qui vont dire que je suis l’égérie Von Dutch alors que non.

Ce sont des échos qu’on a pu avoir, que Von Dutch a dû payer cette collaboration à prix d’or alors qu’en fait pas du tout ? 

OrelSan : Personne n’a lâché (rires)… Je suis libre, donc je vais poster une photo sur mon Insta qu’ils vont sûrement reprendre pour leur site mais y’a pas de contrat ou quoi.

Photo d'OrelSan et Sébastian Strappazzon

Les pièces sont en édition limitée ? 

OrelSan : Ça va être très limité. Ça sort sur internet, sur leur shop de Melrose aux États-Unis, sur leur site aussi. Je crois que les t-shirts il y en a 300 de chaque, mais je ne sais pas si je dois donner les chiffres comme ça. Je sais que sur les vestes et les pantalons il y a très peu de quantités, parfois c’était fait de manière artisanale.

Sébastian : Pour la veste, il y a tellement de travail, dans la conception, d’allers-retours, de passages… c’est un boulot de fou.

OrelSan : Pour la veste ça va être compliqué, on en a filé à des rappeurs italiens qu’on aimait bien et puis on s’est dit “il faudrait peut-être qu’on en garde pour les vendre”. Donc je ne sais pas exactement combien il y en a mais il n’y en a pas beaucoup. C’est vraiment le jackpot d’en avoir une.

Qu’est-ce qu’on peut attendre d’AVNIER dans le futur ? 

Sébastian : On va continuer à s’amuser, à prendre du plaisir…

OrelSan : L’idée c’est qu’en général quand on fait quelque chose, on aime bien faire l’opposé. Il y a une sorte de cohérence dans ce qu’on fait petit à petit. Que ce soit dans les collabs ou les collections. Là il y a une collection qui arrive en septembre et la prochaine collaboration avec Saint James, la marque de pull basée en Normandie. Ce n’est pas tout le contraire de Von Dutch, mais pas loin. L’une est méga américaine, très bling-bling et l’autre a une identité de marin et traditionnelle. Là ça va faire 4/5 ans avec AVNIER, on tente plein de choses, on s’amuse et on voit ce qui nous plaît. C’est drôle.

Photo d'OrelSan et Sébastian Strappazzon

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