Fary et ses drôles de stand-upper

L’humoriste ouvre un comedy club d’un nouveau genre à Paris. Rencontre avec celui qui veut rendre au stand-up ses lettres de noblesse.

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Entertainment 

Depuis son “Salut les blancs” aux Molières Fary semblait avoir disparu. Et à ceux qui se demandent si “Les blancs” ont kidnappé Fary, la réponse est non. L’humoriste a bien été enlevé oui, mais par Madame Sarfati, son tout nouveau comedy club qui ouvrira ses portes le 27 novembre prochain. Une nouvelle étape pour le même pas trentenaire qui remplissait deux Bercy en mars dernier. Un step qui le rapproche un peu plus de son trio de tête d’humoristes – Florence Foresti, Jamel Debbouze et Gad Elmaleh – qu’il compare aux “Sannins Légendaires de Naruto”. “J’en suis encore loin“, répond pourtant immédiatement l’artiste quand on lui fait remarquer qu’il semble bien être de la même trempe. Modeste ou réaliste ? On choisira plutôt le premier adjectif pour qualifier Fary qui, lorsqu’on lui demande de sauter sur le comptoir du Madame Sarfati pour illustrer cette interview, troque son sourire contre une mou gênée. Celui qui une heure plus tôt nous accueillait avec une vanne derrière son micro, comme pour une avant-première inédite, fait rouler ses yeux au bout de ses chaussures. Rencontre.

Crédit photo : Pete Casta/HYPEBEAST FRANCE

HYPEBEAST FRANCE : Rompons le suspense dès le début de cet entretien, qu’on se le dise : “les blancs” n’ont pas attaqué Fary.

Fary : (Rires) J’en parle sur scène, les gens pensent qu’il y a eu des répercussions suite à cette cérémonie des Molières, comme si on me boycottait. Mais rien de tout ça, c’est effectivement Madame Sarfati qui m’a pris beaucoup de temps. Il y a celle qui gère les lieux de 9h à 18h et moi qui m’occupe plutôt des gros dossiers, tout ce qui touche à l’artistique, à la communication, à l’architecture du lieu. Le graphisme par exemple, on a fait beaucoup d’allers-retours pour trouver la petite dame qui servirait de logo à ce comedy club. Parfois dans la douleur mais on a réussi.

On doit également expliquer au gens qui liront cette interview qu’ils ne verront pas d’image de la salle principale du Madame Sarfati qui a été imaginée par JR. Personne n’est autorisé à la photographier.

J’aimerais que le lieu aille à contre courant de l’époque dans laquelle on est. Revenir au bouche à oreille, si tu n’y es pas allé, tu ne peux pas le voir. JR qui a imaginé la salle où se joueront les spectacles, a un studio comme ça à New York et à Paris, fait dans le zinc également. Et l’une des premières choses qu’il nous a expliquée, c’est que ce ne sont pas des endroits qui se photographient, ce sont des endroits qui se vivent. Si tu prenais un petit bout en photo tu ne comprendrais pas l’atmosphère, il faut venir le voir cet endroit, et après tu en parleras.

Vous allez confisquer les téléphones portables du public ?

Dans l’absolu j’aurais adoré, mais l’idée n’est pas d’en faire quelque chose de privatif. Après quand tu assistes à un spectacle en général tu ne sors pas ton téléphone pour filmer, on attend des gens qu’ils jouent le jeu. On veut se rapprocher du Silencio à Paris.

Peux-tu nous parler de l’inspiration de JR et du comment vous avez réfléchi ensemble à cet endroit ?

JR je ne le connaissais pas du tout personnellement avant ce projet. La rencontre s’est faite via Panayotis Pascot et Paolin Pascot, deux amis à moi qui le connaissaient. Il a tout de suite eu envie de participer à l’essor d’un art, celui du stand-up. L’idée d’avoir un lieu ouvert au public marqué de son emprunte et qui va dans le sens de la rencontre entre les gens, entre artistes, ça fait écho à son travail. Là on est dans l’oeuvre par exemple qui s’appelle “Rendez-vous” (cette interview a été réalisée dans la salle qui accueillera les performances, ndlr).

Autour de nous on voit plusieurs petites plaques de fer reliées les unes aux autres pour créer une sorte de carapace, d’enveloppe à l’allure industrielle mais chaleureuse.

Ce sont des bouts de toits de New York et de Paris rassemblés et reliés entre eux. On est littéralement sous les toits.

“L’apport de JR est essentiel dans l’idée qu’on se fait du lieu, ça donne une portée vraiment artistique à ce qu’on fait”.

Crédit photo : Pete Casta/HYPEBEAST FRANCE

Il y a plusieurs salles, peux-tu nous expliquer ce qu’on retrouve dans chacune d’entre elles ?

Au rez-de-chaussée on retrouve le fumoir, un petit salon que l’on a disposé un peu à la marocaine tout en lui donnant une petite touche moderne et design. Juste avant d’y arriver se trouve l’entrée avec le bar et un petit clin d’oeil au café “Chez Jeannette”, un restaurant de Pierre Moussié, avec un néon reprenant le nom du Madame Sarfati. Pierre est notamment le propriétaire de la brasserie Barbès, du Bouillon Pigalle et il nous a beaucoup aidé à trouver ce lieu. C’est un peu notre parrain pour le côté gastronomique du Madame Sarfati. Historiquement ici c’était un restaurant, “Le Marguerite”, tu peux le voir dans l’entrée nous avons gardé la céramique au sol, il y a des marguerites dessinées. Pareil pour le bar que nous avons refait mais qui a été imaginé avec le marbre déjà présent dans l’ancien restaurant. On avait à coeur de faire du neuf avec du vieux. Et puis il y a en bas des escaliers, au sous-sol une autre salle pas encore terminée mais qu’on imagine comme une sorte de speakeasy (un speakeasy est un bar caché, un repère pour boire des cocktails incognito, ndlr). C’est le petit supplément. Et puis il y a les loges.

Et une cave à vins. 

Oui mais personne ne la verra (rires).

Ça fait combien de temps que tu travailles sur ce projet de Comedy Club ? Tu l’avais déjà évoqué lors de ton passage à Bercy ?

En 2016 est née l’envie d’aller plus loin dans l’idée du comedy club en France, d’aller plus loin dans l’idée de professionnalisme dans les scènes dédiées au stand-up. C’est après avoir vu à Montréal le “Bordel Comedy Club”. J’avais visité les Comedy Club emblématiques des States, le Comedy Store, la Factory, mais c’est vraiment celui de Montréal qui m’a marqué. Il a été imaginé spécialement pour le stand-up donc forcément mieux pensé, c’est un peu comme à Paris si on pense au Paname Art Café, certains se sont faits dans des accidents et c’est ce qui est beau, mais ce n’est pas toujours l’idéal. Au “Bordel Comedy Club” tout a été réfléchi, l’acoustique, le nombre de personnes, le bon endroit ou asseoir les gens dans la salle pour que tout le public puisse profiter pleinement de la résonance. Dans une salle comme ça, je n’ai jamais entendu des rires aussi forts de toute ma vie. La disposition est incroyable. Il y a une petite lumière rouge pour dire à l’humoriste sur scène que son temps est écoulé, en loge il y a des écrans qui retransmettent ce qui se passe là-haut.

C’est comme ça qu’a été pensé le Madame Sarfati, un lieu pour les professionnels.

On s’est complètement inspiré de ce lieu. Je n’ai pas la carrure des humoristes de là-bas pour réussir à réaliser exactement pareil. C’est comme si Florence Foresti, Gad Elmaleh ou Jamel Debbouze faisaient un comedy club. Il y en a peu à leur niveau.

Tu ne te considères pas de cette trempe là ? 

Pas du tout. Il n’y a pas d’humoristes aujourd’hui qu’on peut mettre et qu’on pourra mettre au même niveau que ces trois là. C’est les trois Sannins légendaires, pour ceux qui regardent Naruto. C’est les piliers de l’humour en France. Peut-être qu’on les voit moins aujourd’hui parce qu’ils ont moins d’actualité, mais chacun dans leur domaine, ce sont des mastodontes. Jamel ça dépasse les limites de l’humour, c’est une icône, il a ouvert la place à un paysage dans les médias et dans le monde télévisuel. C’est le Mohamed Ali de sa catégorie. Ça dépasse les limites de son art. Florence Foresti parce qu’elle vient faire mieux que ses prédécesseurs, que c’est une femme qui s’est imposée et qu’elle a été pendant très longtemps la meilleure vendeuse humoriste. Et Gad Elmaleh pour tout ce qu’il a fait dans l’humour, il nous a choqué avec plein de personnages impactants, de vannes qui nous sont restées. Quand son DVD est sorti à l’époque, les gens ne parlaient que de ça. Ce sont les Zinedine Zidane, Ronaldo numéro 9 à l’époque dans le foot.

2016-2019, il aura fallu trois ans pour que le projet se concrétise.

En 2017 j’avais déjà visité une salle avec mon producteur, c’était le restaurant “La fidélité” en face de Gare de l’Est, et puis j’ai décidé de faire machine arrière. Et finalement huit mois après on a repris les recherches, trouvé nos propres investisseurs. Jusqu’à la rencontre avec Paolin Pascot qui nous a vraiment aidé sur toute la partie business plan. De là avec Jennifer, qui s’occupe du Madame Sarfati la journée, on a visité une dizaine de lieux, on ne pensait vraiment pas trouver l’endroit qui rassemblerait une salle de restauration, une autre salle de 100 msans poteaux, des loges, tout en étant bien placé aussi. Et puis il y a un budget à tenir. On a finalement signé ici il y a un an.

Qui sont finalement tes investisseurs ? 

Ils sont deux. Jean-Marc Dumontet mon producteur, c’est moi qui lui ai amené le projet. Et le second c’est Didier Rousseau, un entrepreneur du futur.

“Le prochain spectacle, il parlera d’amour”.


Crédit photo : Pete Casta/HYPEBEAST FRANCE

Tu es passé par de nombreuses scènes de stand-up. Qu’en as-tu retenu et qu’as-tu voulu garder et éliminer ici de ces expériences ?

J’avais envie que quand on entre dans ce lieu on se dise immédiatement qu’il a été fait pour ça. Qu’il a été pensé pour le stand-up dans les moindres détails. La hauteur a été mesurée au centimètre près, la taille de la scène également. Je voulais absolument que la scène soit à 180° parce que c’est ce que tu préfères quand tu es un stand-upper, c’est être dans le public.

Il y a aussi autre chose qui te tenait à coeur, c’est que les artistes reçoivent un cachet, pas qu’ils soient payés au chapeau.

C’était mon combat avec les investisseurs. Ma préoccupation principale était de faire ce lieu pour les artistes, le faire pour celui que j’étais il y a 3 ans. Que oui je fais de l’humour et que ça veut dire quelque chose, qu’il existe un endroit dédié à ça et je suis respecté en tant que tel. Je ne me fais pas exploiter et j’ai un endroit qui correspond à ce que je fais. Le cachet, ça allait dans ce sens là. Le chapeau ça facilite c’est sûr, il n’y a pas de charges, pas de fiche de paie, c’est une aubaine pour nous propriétaires mais derrière c’est une situation précaire pour les humoristes. C’est également une mauvaise indication pour le public. Donner ce qu’on veut c’est comme si je laissais un pourboire, comme si je te faisais une fleur. Alors que non, vous payez pour un travail, vous payez parce que les gens qui sont en face de vous, ce qu’ils s’apprêtent à faire vous n’êtes pas capables de le faire.

Si tu devais faire la description sous Google Map du Madame Sarfati, qu’écrirais-tu ?

“Du stand-up dans une oeuvre d’art”. L’apport de JR est essentiel dans l’idée qu’on se fait du lieu, ça donne une portée vraiment artistique à ce qu’on fait. Ça peut paraitre surprenant de dire ça, parce que ça devrait être évident que le stand-up, c’est de l’art. Dans cette catégorie de l’humour on essaie d’être le plus naturel possible, et les gens ne voient pas là-dedans le côté créatif. On a toujours l’impression qu’un stand-upper improvise, alors que son sketch est répété au mot près, au silence près, au rythme près. Tu le vois 10 fois, 10 fois il le fait pareil. Le stand-up, on pense que tout le monde peut le faire. Comme le mec de ta famille qui fait une bonne blague et à qui on dit : “ah bah toi t’es trop marrant tu devrais faire du stand-up“. On peut faire la comparaison avec le cirque, plus c’est bien fait plus ça a l’air facile. Mais tu vois tout de suite au cirque que le type il est en train de manipuler des couteaux et que moi je ne le ferais pas. Sauf que là, y’a juste un mec qui parle donc tu n’imagines pas la création, la prise de risque. Et au-dessus de tout ça on a des icônes de l’humour comme Murielle Robin qui osent dire que le stand-up n’est pas de l’art. Je crois qu’elle s’est reprise après, mais quelqu’un d’aussi immense dans l’humour en France, quand elle dit ça elle vient écraser des fourmis.

Dans le stand-up il y a plein de genres en réalité.

Il y a autant de genres de stand-up que de gens, il y a des poètes, des philosophes, certains sketchs pourraient être des court-métrages. Il y a une émission d’ailleurs à Montréal qui s’appelle “Dans la tête de”, qui doit être adaptée en France et présentée par Malik Bentalha, qui reprend des sketchs en les mettant en situation. On retrouve la voix de l’humoriste sur scène par-dessus des scènes filmées, et là tu te rends compte que les sketchs sont des vrais scénarios. Il y en a un qui est très très bon, “Dans la tête de Simon Gouache”.

“Il faut faire confiance au stand-up français.”

Crédit photo : Pete Casta/HYPEBEAST FRANCE

Tu as décidé d’appeler ton Comedy Club Madame Sarfati en hommage à Elie Kakou. As-tu dû demander l’autorisation pour utiliser ce nom ?

Bien sûr. On a contacté la soeur d’Elie Kakou grâce à l’humoriste marseillais Redouane Bougheraba, duquel je suis très proche. Je l’ai rencontrée très brièvement et j’étais très impressionné. Je suis un très grand fan d’Elie Kakou et quand tu vois sa soeur, tu le vois lui. On a échangé avec elle et l’ancien impresario d’Elie Kakou, ils étaient contents et émus.

Madame Sarfati c’est aussi une dénomination féminine. C’est peut-être un hasard, mais quand on regarde l’actualité et la parole libérée des femmes, on se dit que ça tombe bien, cet hommage.

C’est un total hasard, mais ça tombe bien parce que celle qui va s’occuper de la programmation artistique de ce lieu est une femme, elle s’appelle Sado. Et puis il y a Jennifer pour toute la logistique. C’est un hasard mais qui reflète bien ce qui se passe ici.

On ne pourra pas savoir à l’avance lorsqu’on achètera nos places sur quel humoriste on tombera. On viendra à l’aveugle. Il faut donc faire confiance à 100% à Fary ? 

Non, il faut faire confiance au stand-up français.

Tu as tenu à dire également que ce n’était pas TON comedy club mais UN comedy club. Quel rôle joueras-tu au cours de chaque saison ?

Mon rôle était de poser les bases et la ligne artistique du lieu. C’était de dire : ‘je ne veux pas qu’on sache quel artiste va passer ni quel artiste est passé ici‘. C’était aussi de montrer toute la palette possible dans cette discipline du stand-up. Je viendrais sûrement jouer quelques trucs. Mais je ne veux surtout pas jouer devant un public qui vient me voir. Je serai surement un remplaçant de dernière minute s’il y a un accident, un humoriste en retard… L’idée c’est qu’on ne retrouve pas mon public ici, si je n’ai pas mutualisé sur des noms dans la programmation, ce n’est pas pour jouer sur le mien non plus.

Vas-tu proposer un nouveau spectacle dans cet écrin ? On te sait friand de l’actualité et quand on regarde les news… on se dit que tu as là une grande source d’inspiration. Qu’il n’y a pas de meilleure saison pour Fary.

Je ne suis pas dans l’actualité en réalité, je suis peut-être dans des sujets qui font l’actualité ou actuels. Mais je vais abandonner ça pour le prochain spectacle, le prochain, il parlera d’amour. Mais oui évidement que j’ai envie d’écrire dans cette salle et que je viendrais tester quelques blagues.

Tout à l’heure au début de cette interview tu as reçu un coup de téléphone au sujet des invitations à envoyer pour la première. Est-ce que tu as invité Eric Zemmour ?

Est-ce qu’on pense qu’il a le sens de l’humour Eric Zemmour ? Il y a une bonne blague de mon ami Jason Brokerss que j’aime beaucoup, qui dit : “si ça c’est ce qu’il dit devant les caméras, qu’est-ce qu’il dit bourré devant ses potes ?”. Son idée c’est de faire du spectacle, pas de faire avancer les choses.

Tu vas faire et tu as fais plusieurs interviews pour l’ouverture de Madame Sarfati, il y a peut-être une question qu’on a oubliée de te poser ? 

Je n’ai rien qui me vient tête si ce n’est que Sarfati ça veut dire “Français”.

Madame Sarfati
49 rue berger
75001 Paris
Billetterie ici

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