On A Célébré L’Union Franco-Suisse D’AVNIER À Lausanne Avec Ses Fondateurs, OrelSan Et Sébastian Strappazzon

Boutique de souvenirs, office de tourisme et barbecue.

Née d’une amitié autant humaine que créative, AVNIER a su profiter des années pour gommer la frontière qui sépare les deux pays d’origines de ses fondateurs, OrelSan et Sébastian. Les deux amis ont décidé de réunir la France et la Suisse dans la petite ville de Vevey, en périphérie de Lausanne, qui représente parfaitement cette collection intitulée “Union”. En partenariat avec Asics, le jeune label a ainsi invité une trentaine de proches de la griffe comme les rappeurs Slimka, Lorde Esperanza ou Nelick pour leur présenter sa moitié helvétique. 

La première étape de cette escapade commence à 19h par une visite du pop-up store sous forme d’office de tourisme local, dont les cartes postales disposées devant la vitrine définissent parfaitement ce voyage perpétuel que le label entreprend quotidiennement depuis quelques années. Dans une atmosphère chaleureuse et familiale, les différentes pièces de la collection capsule se baladent aux quatre coins du pop-up shop aux allures de boutique de souvenirs désuète. Des T-shirts habillés des montagnes suisses ou des casquettes arborant un drapeau aux couleurs hybrides des deux nations, la collection capsule se marie parfaitement au cadre et les nombreux échanges de billets attestent du succès de cette union. Avant de célébrer ce mariage bi-national et d’enflammer la nuit de Vevey, les deux fondateurs prennent le soin et le temps d’expliquer ce mariage vestimentaire à tous leurs invités.

 

Photos Du Pop-Up Shop AVNIER À Lausanne

 

Après deux heures et demi de réjouissances autour de cette alliance franco-suisse, les autorités, peu habituées à ce genre d’événement, décident de couper court aux festivités. Comme une soirée organisée entre amis (ce qui était le cas), le plan A se transforme en plan B assez rapidement. Les platines se déplacent alors quelques centaines de mètres plus loin et la foule de touristes improvisés se met à remuer l’air tiède d’un mercredi soir à 22h à Vevey. Une nuit qui s’achève 4 heures plus tard pour la majeure partie des proches d’AVNIER et pour ses fondateurs, légèrement plus tard pour ceux et celles qui voulaient profiter de leur première nuit à Lausanne.

Le réveil à 10h ressemble à celui de beaucoup de lendemains de fête et le soleil se fait un peu plus perçant qu’à l’accoutumée. Les yeux couverts de lunettes teintées, la trentaine d’invités prend la route pour savourer le mariage de la veille autour d’un barbecue plus intimiste. Avec le bateau de la CMG allant de la rive tricolore à celle du pays du chocolat en toile de fond, Sébastian accueille ses proches en bas de son jardin. Assis sur le banc en pierre sur lequel il dessine les pièces d’AVNIER, il raconte ses odyssées des années 90 vers Paris et le Forum des Halles pour trouver les meilleures mixtapes de rap.

Les heures défilent et des nouveaux albums de Kanye West aux tendances du streetwear en passant par les chances de la France à la Coupe du Monde, les débats sont entrecoupés de plongeons dans le bleu quasiment translucide du lac Léman.

Le ventre plein, la peau déjà légèrement rougie sous le soleil de 14h et avec le crépitement des grillades en musique de fond, devant une vue imprenable sur la rive française, OrelSan nous rejoint pour faire un point sur AVNIER et nous raconter en détail cette “Union”.

HYPEBEAST : AVNIER c’est toujours deux potes qui font des sapes ?

OrelSan : C’est toujours le cas, plus que jamais, sauf qu’on est plus nombreux (rires). On s’agrandit tout en restant entre potes car la marque marche plutôt bien. On a de bons retours, on vend plus, on fait des collabs… On recrute des gens pour que Seb se concentre sur le design et la prod et que je reste sur la partie communication avec des vidéos ou autres. On réfléchit aussi sur la structure de la marque et on est assez exigeant donc ça prend du temps.

 

Photos Du Pop-Up Shop AVNIER À Lausanne

 

Sébastian : Lancer une marque ça englobe pleins de secteurs différents. Quand tu es tout petit tu peux gérer ça à deux mais quand ça prend plus d’ampleur ça devient compliqué. Pour maitriser notre label il faut qu’on s’entoure d’autres gens, que ce soit pour la prod ou les events. On est en train de devenir un vraie communauté (rires).

OrelSan : La soirée d’hier en est un bon exemple, je n’en ai pas parlé sur mes réseaux et ça a été très peu relayé sur les réseaux d’AVNIER parce qu’on veut que ça reste cool. Le but ce n’est pas de devenir une grosse multinationale. On a tellement de projets que c’est important qu’on se structure et qu’on s’entoure des bonnes personnes dans chaque domaine.

HB : Avec cette récente évolution, comment progressez-vous en terme de production ou de développement ?

Sébastian : Chaque produit qu’on souhaite développer prend du temps et je pense que mis à part des collabs avec des spécialistes, il n’y a pas de solution pour aller plus vite. Mais les choses les plus simples on veut bien les faire.

OrelSan : Que ce soit au niveau des usines ou des tous nos prestataires, si on veut rester fidèle à notre qualité, ça prend du temps. Aussi, maintenant on est vendu dans une cinquantaine de shops donc il faut respecter les délais de livraison, les fashion week, etc… et ça c’est un vrai boulot ! On n’en est plus à faire 3 sweat-shirts et 2 T-shirts et ça amène une petite pression en plus. C’est pour ça qu’on affectionne ce format de collection capsule parce que c’est facile, on sait où le faire et ça va vite. Donc depuis qu’on s’est dit “on va faire une boutique de souvenirs pour montrer aux gens qu’on est une marque franco-suisse” au pop-up shop, c’était assez fluide. On a pu se concentrer sur la partie artistique directement.

 

“Je suis invité à pas mal de shows ou de défilés et je me dis que si les marques trouvaient AVNIER pourri, elles ne m’inviteraient pas à leur défilé donc c’est cool.”

 

HB : Comment est venue l’idée de cette collection intitulée “Union” ?

Sébastian : Aurel est Français et je suis Suisse et l’idée c’était de casser la frontière entre nos deux pays en les unissant, d’où ce logo mélangeant les deux drapeaux. Après on a pensé à ce logo de Vevey avec le bateau de la CGM qui fait des navettes entre la France et la Suisse. C’est pour ça qu’on a créé cet univers de boutique de souvenirs ou d’office de tourisme avec des produits qui intègrent tous des rappels à ce lien entre l’Hexagone et la Suisse. On a fait des choses assez marrantes comme avec le Cervin qui est la montagne emblématique de la Suisse et qu’on a représentée avec le logo Paris pour symboliser cette alliance. C’est une collection qui représente un mariage, une union franco-suisse.

 

Photos Du Pop-Up Shop AVNIER À Lausanne

 

HB : Pourquoi avez-vous choisi Asics pour ce partenariat ?

OrelSan : J’avais rencontré Asics car je voulais une paire de la marque qui date des années 90 qui est introuvable. Je me suis dit “ce serait trop cool de rencontrer Asics pour qu’ils m’aident à retrouver cette paire”, c’est vraiment parti de là (rires). Après on en est venu à parler de notre événement et on s’est dit que ça pouvait être cool de faire ce partenariat sur l’event. En plus on a toujours porté des Asics avec Seb donc ça s’est fait assez naturellement. On est encore une petite marque, on ne peut pas inviter des centaines de personnes donc c’était cool d’avoir Asics pour nous soutenir et puis c’est cohérent, moi j’adore le Japon et c’est une marque japonaise aussi, on est dans le même délire. C’est vrai que la marque est devenue un pilier de la street culture française sans s’en douter… Tous les mecs de la street portent des Asics maintenant et c’est marrant parce que j’en porte depuis longtemps et parfois des mecs m’appellent et me sortent “ouais bien joué les Asics !” alors que personne ne m’arrête pour mes autres paires (rires).

 

Photos Du Pop-Up Shop AVNIER À Lausanne

 

HB : Comment êtes-vous perçus par l’industrie de la mode ? Quels sont les retours qu’on vous fait ?

Sébastian : Je ne sais pas si j’ai assez de recul pour avoir ce genre de retours vraiment…

OrelSan : Tout dépend ce que tu appelles “la mode”. On essaye de rester abordables et on gravite entre certaines marques qu’on apprécie. Ça nous fait plaisir quand des marques qu’on aime bien nous reconnaissent et nous valident. Comme ce qui s’est passé avec Études ou Andrea Crews. On commence à se faire pas mal de potes dans ce milieu là et je pense que les gens aiment ce qu’on fait. De toute façon tu as rarement envie d’être pote avec des gens dont tu n’aimes pas le travail (rires). Si t’aimes pas ce que font tes potes ça devient dur parce que tu peux pas en parler ! En tant qu’OrelSan, je suis invité à pas mal de shows ou de défilés et je me dis que si les marques trouvaient AVNIER pourri, elles ne m’inviteraient pas à leur défilé donc c’est cool.

Malgré l’atmosphère décontractée de l’après-midi, les deux fondateurs du label doivent tout de même se plier à quelques exigences médiatiques, et le rappeur part pour une petite heure d’interview, au bout d’un ponton se jetant dans le bleu azur du Lac Léman. Aux alentours de 15h, il est déjà l’heure de prendre la route pour la gare de Lausanne et les accolades s’enchaînent, ponctuées de nombreux “passe me voir quand tu es sur Paris !”.  Alors que quelques chanceux ont décidé d’avancer leur weekend en direction de Neuchâtel en répondant favorablement au “Venez au Festi’neuch avec moi !” de San, d’autres quittent finalement la quiétude suisse pour la capitale française. Les routes se séparent à nouveau et rien qu’à voir les sourires parsemés de mélancolie ensoleillée, l’union d’AVNIER a rayonné bien au-delà de sa collection capsule.

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