L'Art Du Contrepied Selon Allan Saint-Maximin, L’Ailier Droit De L'OGC Nice

À mi-chemin entre mode et football.

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Après plus de 70 matchs joués et quelques buts mémorables en Ligue 1 à seulement 21 ans, Allan Saint-Maximin n’est pas un jeune joueur prometteur comme les autres et son nouvel équipementier Puma l’a bien compris. Créatif, explosif et imprévisible sur le rectangle vert, le joueur de l’OGC Nice l’est aussi en matière de mode. Reconnaissable pour ses coupes de cheveux originales mais toujours dans l’air du temps, si Allan peut créer tout seul il est aussi capable de faire briller les autres et n’hésite pas à aiguiller ses proches avec de précieux conseils. Aussi tranchant dans ses réponses que dans ses prises de balle, l’attaquant Français est à des années lumières du discours formaté des footballeurs classiques. Dans une conversation ouverte, comme lors de ses plus belles soirées à l’Allianz Riviera, Allan Saint-Maximin joue de contrepieds et de percussions et nous distille sa vision du style.

HYPEBEAST FRANCE : Te souviens-tu de tes premières paires de baskets ? Quelle valeur avaient-elles pour toi ?

Allan Saint-Maximin : Bien sûr que je m’en souviens. Elles avaient beaucoup de valeur pour moi. C’était un peu comme mes Louboutin d’aujourd’hui (rires). Je me sentais frais même si c’était compliqué de les garder bien propres, je faisais de mon mieux.

HB FR : Tu es un joueur offensif, mais l’es-tu aussi en terme de mode ?

ASM : J’adore la mode et j’aime bien tenter des choses. Si une pièce peut paraître difficile à mettre à première vue, j’aime l’assembler avec d’autres vêtements pour trouver la bonne combinaison.

Je peux aussi conseiller mes proches et si on me demande mon avis je le donne, sans langue de bois. J’essaye tout de même de m’adapter et de prendre en compte le style de la personne en question. Si je ne me vois pas avec une pièce, ça peut très bien aller à d’autres silhouettes. C’est important que chacun trouve son propre style.

“Personne ne veut être comme tout le monde.”

 

Photo D'Allan Saint-Maximin

Allan Saint-Maximin porte la collection PUMA x Han Kjøbenhavn

HB FR : As-tu des anecdotes particulières avec des vêtements ou des sneakers ?

ASM : À l’époque de la mode du logobi, je voulais absolument un Baby Milo. J’ai pris des sous dans le portefeuille de ma mère pour en acheter et je crois qu’à l’heure d’aujourd’hui elle l’ignore encore. Puis, plus les années ont passé et plus je me suis intéressé à la mode. C’est aussi pour ça que j’ai une coupe de cheveux assez spéciale, j’essaye d’innover pour sortir de l’ordinaire. Personne ne veut être comme tout le monde.

HB FR : Envisages-tu un jour d’avoir ta propre marque ou une collection signature ?

ASM : Bien sûr, j’ai des projets pour lancer ma marque. Je veux partager ma vision de la mode et du style et ça me tient à cœur de transmettre cette passion.

HB FR : À quoi pourrait-elle ressembler ?

ASM : J’aime beaucoup le luxe mais je voudrais que mes pièces soient abordables. Je ne voudrais pas créer de la frustration avec des vêtements trop chers, il faudrait que ça reste accessible sans pour autant que ce soit de la fast fashion.

HB FR : Comment définirais-tu la mode ici à Nice ?

ASM : Ça n’a rien à voir avec Paris. Ici il fait toujours chaud donc les options sont plus restreintes. On voit souvent les gens en short et en T-shirt alors qu’à Paris le climat offre plus d’alternatives comme des manteaux, différents types de vestes, etc… Je me rends compte que c’est plus difficile de s’habiller dans le sud car on n’a moins de possibilités.

 

“Si j’étais sceptique au début en regardant la Speed Trainer ou la Triple S de Balenciaga, on voit que leur succès réside aussi dans leur originalité.”

 

HB FR : Quel est ton regard sur la mode actuelle ?

ASM : J’aime quand les marques innovent et tentent de nouvelles choses. Par exemple, même si j’étais sceptique au début en regardant la Speed Trainer ou la Triple S de Balenciaga, on voit que leur succès réside aussi dans leur originalité. C’est ce qui m’a plu chez Puma, cette constante recherche d’innovation avec beaucoup de collabs ou de nouveaux modèles qui se distinguent des concurrents. Mon partenariat avec Puma s’inscrit vraiment dans le renouveau que la marque connait depuis quelques années.

HB FR : Quelle est ta vision du parallèle entre la mode et le sport ?

ASM : Lorsqu’on aime s’habiller et bien s’habiller dans la vie, ça se reflète aussi sur le terrain. Tout est lié. Comme dans la vie de tous les jours, il y a aussi des modes et des tendances dans le foot. Il y a eu une époque où on mettait des protège-chevilles, maintenant certains coupent leurs chaussettes ou mettent des straps.

HB FR : Dans quelle mesure cela influence t’il tes performances ?

ASM : Tout ça c’est psychologique, moi j’aime bien avoir des gants par exemple. Je connais des joueurs qui ont leurs petites habitudes comme Memphis Depay qui joue avec des chaussettes et des protège-tibias très bas et je pense qu’il ne se sentirait pas aussi bien s’il s’habillait différemment.

HB FR : Est-ce que le fait de porter un uniforme ou un équipement sur le terrain, ça pousse à se démarquer par son style ou sa coupe de cheveux ?

ASM : Bien sûr et c’est d’ailleurs pour ça que je suis content d’être chez Puma. Avant, quand j’étais chez Nike, on avait tous la même paire de crampons. Puma ça sort de l’ordinaire et ça me permet d’avoir des paires différentes de celles des autres joueurs. Je n’aime pas rentrer dans le moule et ça fait partie de mon identité.

HB FR : Comment s’exprime ta créativité sur le terrain ?

ASM : Elle prend forme avec mes dribbles ou mes accélérations. Même si j’applique tous les fondamentaux que j’ai appris à l’école de foot, j’essaye de rajouter ma touche personnelle, quelque chose qui m’est propre.

 

Photo D'Allan Saint-Maximin

 

HB FR : Est-ce vrai que tu détestes défendre ?

ASM : C’était encore vrai il y a quelques temps, je n’aimais vraiment pas défendre. Cependant depuis l’année dernière où j’ai passé une année difficile avec Bastia, on ne pouvait pas se permettre de défendre à 10. J’ai découvert une nouvelle culture et un public qui saluait les gestes défensifs autant que les gestes offensifs et ça m’a poussé à me faire violence. Maintenant que je suis arrivé à Nice, je sais qu’il faut faire des efforts pour gagner sa place et c’est désormais naturel de faire des longues courses pour finir par un tacle comme Cristiano ou d’autres peuvent le faire. J’ai pris sur moi et je prends du plaisir à faire de beaux tacles.

HB FR : Comment vis-tu cette étiquette d’espoir du football Français qui te suit depuis un petit moment déjà ?

ASM : On n’a pas tous le même parcours et si je peux retenir quelque chose du mien c’est que le foot c’est un marathon. Je ne veux pas être un effet de mode. Comme une paire qui sort, qui fait fureur et dont on n’entend plus parler pendant des années par la suite. J’ai envie de m’inscrire dans le temps et de durer le plus longtemps possible. Je suis fier de mon parcours jusqu’ici et je continue de gravir les échelons à mon rythme.

 

 

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